La dure vie d’artiste… « L’Idole » (1970) de Jacques Dutronc

3 avril 2020

Pas facile d’être l’idole des jeunes : les tournées, les fans, l’épuisement… Une vision décalée de la trépidante vie d’artiste, évoquée par Jacques Dutronc en 1970 !

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25 millions de Nord-coréens seuls avec le coronavirus ?

3 avril 2020

Le principe d’une pandémie, c’est que c’est une épidémie généralisée, globale. Selon les données les plus récentes rassemblées par l’ONU, seuls six pays sur les 199 membres seraient encore épargnés par la grippe. Parmi eux figurerait la Corée du Nord, pourtant proche des foyers d’origine de la maladie (Chine et Corée du Sud). La dictature la plus fermée du monde, où le bien-être de la population est souvent sacrifié à la volonté de puissance nucléaire, a cependant demandé la levée de l’embargo qui la frappe pour pouvoir recevoir de l’aide médicale et humanitaire…

 Pyongyang (Coréée du Nord), mercredi. Une soignante mesure la température d’une femme arrivant à l’hôpital.

A lire ci-dessous un article du Parisien à ce sujet :

www.leparisien.fr/international/coronavirus-aucune-personne-n-a-ete-infectee-dans-notre-pays-assure-la-coree-du-nord-02-04-2020-8292732.php

« Et moi, et moi, et moi »

2 avril 2020

En 1966, Jacques Dutronc chantait, Et moi, et moi, et moi. « Comme un con de Parisien » préoccupé de ses seuls petits problèmes, il évoque les différents pays les plus peuplés du monde, pour expliquer qu’il s’en moque en fait complètement (notons au passage qu’il n’y avait à l’époque que « 700 millions de Chinois »). Un véritable éloge de l’égoïsme à prendre un peu au deuxième degré…

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Pour s’assurer que tout le monde avait cependant bien compris le message, le même chanteur sortait deux ans plus tard, quelques mois à peine après les événements de mai 68, L’Opportuniste, hymne paradoxal et prophétique aux retournements de veste à répétition qui étaient dans l’air du temps… A l’opposé de la « chanson engagée » qui faisait fureur à l’époque, à moins qu’on considère la défense acharnée de ses seuls intérêts comme une forme d’engagement… (au passage on peut noter sur la vidéo ci-dessous le caractère très approximatif du play back et le côté étonnement psychédélique de l’ensemble).

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L’opéra, une invention italienne de la Renaissance très fédératrice

2 avril 2020

 Peri. Le musiche sopra l'Euridice. Facsimile

Ci-dessus, une partition du tout premier opéra, Euridice de Jacopo Peri (1561-1633).

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C’est à la Renaissance qu’est né, en Italie, un nouveau genre musical, l’Opéra. Un genre qui a été couronné de succès à travers toute l’Europe tout en demeurant très étroitement associé pendant au moins deux siècles à l’Italie et faisant de ce pays la « mère musique » de l’Europe. Et un genre qui a joué un grand rôle au dix-neuvième siècle dans l’histoire de l’Italie dont l’unité artistique, et notamment musicale, a précédé l’unification politique en 1870. Ce qui permet de mieux comprendre pourquoi les Italiens entonnent volontiers des airs de Verdi pendant le confinement lié au coronavirus…

Cf. Mélanie Traversier, « L’opéra italien existe-t-il ? », Les Collections de l’histoire, n°84, juillet 2019, « Le Génie de l’Italie des Médicis à Casanova », p. 80-83.

« M le Maudit » (1931)

1 avril 2020

M, le maudit, M – Eine Stadt sucht einen Mörder, Fritz Lang, 1931 ...

Même les truands respectent des règles… En s’attaquant à des enfants, l’un d’entre eux se met à dos toute la communauté criminelle, il est stigmatisé par la lettre M comme Mörder (meurtrier) et doit passer en jugement devant ses alter ego, devenus ses ennemis jurés. C’est le scénario de M, un film culte de l’Allemand Fritz Lang (1890-1976), sorti juste avant la prise du pouvoir d’Hitler et qui pousse le spectateur à se demander dans quelle mesure il est légitime de bannir et de lyncher le pire des monstres…

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Amy Winehouse

1 avril 2020

https://www.rollingstone.fr/RS-WP-magazine/wp-content/uploads/2020/03/Amy-Winehouse.jpg

Amy Winehouse (1983-2011) était passionnée par la musique et avait par ailleurs un penchant pour les excès en tous genres… Sa carrière s’est interrompue à l’âge de 27 ans, la chanteuse ayant littéralement brûlé la chandelle par les deux bouts à l’instar de nombreux  artistes plus ou moins consciemment adeptes du principe « Live fast, die young » (titre d’un film américain de 1958). Il existe même un Club des 27 des musiciens de génie morts précocement morts à cet âge et réunissant Janis Joplin, Jim Morrison, Brian Jones, Jimi Hendrix, Kurt Cobain…

Ci-dessous, un lien vers ce sinistre Club des 27 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_des_27

Et un autre vers une biographie radiophonique d’Amy Winehouse :

https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/il-etait-une-voix-amy-winehouse-1983-2011

De la musique jusqu’au bout…

1 avril 2020

L’expression est devenue proverbiale pour désigner une institution qui tente de rester la tête hors de l’eau malgré le naufrage : « Comme l’orchestre du Titanic »… Un orchestre qui est censé, en 1912, avoir joué jusqu’au dernier moment, comme on peut le voir dans la scène ci-dessous tirée du très populaire et très pénible Titanic (1997) de James Cameron :

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« Il n’y a pas de barrières pour faire de la musique ensemble ! »

31 mars 2020

En pleine période de confinement, 50 musiciens de l’orchestre de Radio France se sont retrouvés, tout en restant chacun chez soi, pour jouer ensemble un des morceaux les plus célèbres de l’histoire de la musique française, le Boléro (1928) de Maurice Ravel (1875-1937). Avec un split screen qui additionne les vidéos des musiciens au fur et à mesure que leur instrument s’ajoute à la mélodie…

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Et, dans un autre genre musical, mais avec   procédé comparable le très célèbre morceau Hallelujah (1984) de Leonard Cohen (1934-2016) :

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Lili Marleen

31 mars 2020

Peut-on faire tout et n’importe quoi avec une chanson ? Presque, dans certains cas… Ainsi la chanson Lili Marleen enregistrée en 1938 par Lale Andersen est-elle devenue pendant la Deuxième Guerre mondiale un véritable tube dans les deux camps : dans sa version originale en Allemagne, et dans une version due à Marlene Dietrich dans les pays alliés. La mélodie de cette chanson avait pourtant initialement servi à une publicité pour du dentifrice, et les paroles remontaient à la guerre précédente (un poème de 1915). Ci-dessous un historique de la chanson, la version de 1938 illustrée d’images tournées par des soldats allemands, et celle de Marlene Dietrich :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lili_Marleen

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A mille temps…

31 mars 2020

Alors que Debussy en écrit une « Plus que lente », pour Jacques Brel (1929-1978), en 1959, la valse est « A mille temps », avec une chanson qui commence tout doucement et finit « à toute vitesse » :

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