La « Descente de croix » de Rogier van der Weyden

26 septembre 2017
Van der Weyden

Rogier van der Weyden, « Descente de croix », 220 x 262 cm, musée du Prado de Madrid, 1435.

Rogier van der Weyden (1399-1464) est un peintre flamand à qui l’on doit notamment une célèbre Descente de croix conservée au musée du Prado, à Madrid. On y voit un Jésus porté par divers personnages, et pour une des premières fois, des larmes représentées de manière « réaliste ».

Larme

Détail de la « Descente de croix » de Rogier van der Weyden

« Les époux Arnolfini » de Jan van Eyck

26 septembre 2017
Arnolfini

Jan van Eyck, « Les Époux Arnolfini », 82 x 60, National Gallery de Londres, 1434.

Jan van Eyck est un peintre flamand, né en 1390 et mort en 1441. On lui doit d’excellents tableaux dont le plus connu est probablement l’extraordinaire double portrait des époux Arnolfini. Tout est extraordinaire dans ce tableau à commencer par la prestance des deux époux. Chaque détail contribue par ailleurs à conférer au portrait une atmosphère d’exception. Quant au miroir visible au-dessus des mains des Arnolfini, il montre dans un détail d’une extraordinaire précision dans un tableau si petit, le peintre en train de réaliser le portrait des deux époux qu’on voit de donc de dos.

Arnolfini détail

Détail du miroir du « Portrait des époux Arnolfini ».

On peut aussi retenir, du même van Eyck, le Retable de l’agneau mystique

Retable_de_l'Agneau_mystique

Hubert et Jan van Eyck, « Retable de l’agneau mystique », 3,75 x 5,20 m, cathédrale de Gand, 1432.

Ci-dessous le détail des deux panneaux latéraux montrant Adam et Ève dans des poses qui montrent à quel le rapport aux corps a changé depuis la fin du Moyen Âge. Les corps du premier homme et de sa femme (tirée de sa côte !), apparaissent à la fois réalistes et presque difformes, Adam cachant assez pudiquement ses « parties honteuses » à l’aide d’une feuille de vigne alors qu’Ève dissimule difficilement les siennes.

Adam et eve

Détail des panneaux représentant Adam et Ève.

La « Déposition de croix » de Pontormo

25 septembre 2017

Pontormo

Jacopo da Pontormo (1494-1557) est un peintre florentin, élève de Léonard de Vinci. Il est considéré comme un des principaux représentants du « maniérisme », tendant, après les débuts de la Renaissance, à un style de plus en plus raffiné mais aussi de plus en plus coupé de la réalité. Concernant la représentation des corps, le maniérisme se traduit par un allongement des visages et des membres, des postures peu naturelles comme dans le tableau ci-dessus où Pontormo peint, en 1526-1528, un Jésus descendu de la croix dans une attitude assez invraisemblable.

« La mort de Sardanapale »

22 septembre 2017

Delacroix

On peut voir au Louvre un extraordinaire tableau d’Eugène Delacroix (1798-1863) intitulé La Mort de Sardanapale. Datant de 1827, ce tableau est immense (3,92 x 4,96 m). Il évoque dans un incroyable enchevêtrement de corps plus ou moins dénudés, la cour d’un roi assyrien de l’Antiquité, Sardanapale. Delacroix a choisi de représenter le tyran au moment où il décide, après avoir subi une lourde défaite, de se suicider et de sacrifier toute sa cour dans un gigantesque bûcher. Alors que la fumée envahit déjà l’arrière-plan, les eunuques égorgent les esclaves et rassemblent les chevaux effarés, tout le monde piétinant les riches tissus et la vaisselle précieuse dans le chaos le plus complet, sous le regard impassible de Sardanapale. On peut rattacher ce tableau au goût des romantiques pour les scènes extraordinaires et pour les corps torturés.

« Les secrets du corps humain »

22 septembre 2017

La Science fantastique est une nouvelle revue de vulgarisation scientifique. Le premier numéro actuellement disponible en kiosque (pour 12,50 €) porte comme titre « Les secrets du corps humain ». En 150 pages denses et d’un niveau très abordable, ce numéro évoque successivement les cinq sens, le cerveau, l’anatomie, les interactions entre les organes et la médecine.

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Evolution corporelle de l’homo sapiens…

19 septembre 2017

Si l’on en croit la caricature ci-dessous, le corps de l’Homme aurait connu un apogée à la préhistoire avant de régresser avec l’invention de l’agriculture et de l’industrie puis celle de l’informatique…

Evolution

« Mother »/« Rosemary’s baby »

18 septembre 2017

Mother vient de sortir au cinéma. C’est un film de Darren Aronofsky, auteur des très étranges Requiem for a dream et Black Swan. Dans Mother, on suit les efforts d’une jeune femme pour rénover la maison de son mari. Ce dernier, écrivain, est nettement plus âgé qu’elle et il est profondément marqué par l’incendie qui a en grande partie détruit sa maison avant qu’il ne rencontre sa nouvelle compagne. Dès le début, celle-ci est sujette à des vertiges et ressent de bizarres sensations à chaque fois qu’elle s’appuie sur un mur de la maison. Son mari dispose quant à lui d’un mystérieux cristal qui permettrait peut-être de remonter le temps. Tout se complique encore avec l’arrivée d’un couple qui prend très vite ses aises dans la maison, laquelle semble se rebeller au fur et à mesure des dégradations que ces nouveaux occupants lui font subir… On retrouve Jennifer Lawrence (rescapée des pénibles Hunger Games) dans le rôle de la jeune femme et Javier Bardem dans celui de son inquiétant mari, dans un film étrange et souvent angoissant, où l’ordinaire d’un couple amoureux essayant d’avoir un enfant se transforme peu à peu en cauchemar.

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La première moitié du film rappelle beaucoup Rosemary’s baby le film de Roman Polanski de 1968 où un couple (John Cassavetes et Mia Farrow), dont le mari est acteur et non écrivain, essaye lui aussi d’avoir un enfant et se laisse envahir par des voisins très inquiétants, adeptes des remèdes de grand-mères mais aussi des pratiques sataniques…

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Dans les deux films, le corps (et l’esprit) des femmes-mères est par ailleurs soumis à très rude épreuve.

« Petite Poucette »

15 septembre 2017

Michel Serres a publié Petite Poucette en 2012. Il imagine dans ce livre que le numérique va bouleverser nos modes de vies et même nos corps. Il envisage que sa petite-fille, la petite Poucette qui donne son titre au livre, verra ainsi son pouce se modifier, s’agrandissant et devenant plus agile pour s’adapter aux touches des smartphones. De génération en génération, la théorie de l’évolution conduirait ainsi à la sélection des plus aptes à utiliser les nouvelles technologies.

Le raisonnement n’est pas idiot mais tombe à plat quelques années à peine après la publication du livre. Avant que la sélection naturelle ait pu jouer en quoi que ce soit, le nouveau mode de fonctionnement des smartphones a en effet complètement invalidé les prévisions du philosophe, car on utilise désormais plus l’index ou le majeur que le pouce quand on se sert de son téléphone.

Michel Serres,

L’extraordinaire ouragan Irma

15 septembre 2017

Irma parisien

Les ouragans sont très fréquents dans les Antilles en automne. Mais Irma a récemment frappé la région avec une violence inaccoutumée, peut-être liée à une recrudescence d’événements météorologiques d’ampleur exceptionnelle causée par le réchauffement climatique. Les dégâts matériels ont été colossaux et les pertes humaines nombreuses (72 morts) même si l’ouragan Matthew de 2016 avait été beaucoup plus meurtrier (entre 500 et 1000 morts rien qu’à Haïti). La couverture médiatique a été très importante, en raison de la gravité de la catastrophe mais peut-être aussi à cause de la présence dans les Antilles de nombreux territoires d’outre-mer de pays occidentaux, Pays-Bas, Grande-Bretagne et France notamment.

Irma

On n’a donc jamais tant parlé des petites îles françaises de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy. La presse a consacré de très nombreuses unes à ce sujet. La radio et la télé ont fait de l’ouragan l’événement dominant de l’actualité pendant près d’une semaine. Et Irma dispose par ailleurs bien sûr d’une page Wikipédia très copieuse.

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Ouragan_Irma

Irma le monde

« La Belle et la Bête »

15 septembre 2017

« La Belle et la Bête » de Jean Cocteau est sorti en 1946. Ce chef d’oeuvre baroque montre des corps extraordinaires, ceux de la Belle et de la Bête, mais aussi ceux de la demeure de la Bête, Cocteau ayant choisi de filmer d’étonnants montants de cheminées ornés de masques humains vivants ou des chandeliers portés par de véritables bras humains. Le film a été restauré pour les 70 ans de sa sortie et est donc visible en ce moment dans certains cinémas.

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