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Archive de la catégorie ‘Nouveau thème (2018-2019) « Corps naturel, corps artificiel »’

« Ghost in the shell »

Mardi 11 avril 2017

Ghost in the shell est un manga très célèbre de la fin des années 1980. Littéralement traduit, le titre évoque le « Fantôme dans la coquille », mais il s’agit en fait d’une personnalité, chargée de souvenirs, qui vit ou qui survit dans l’enveloppe d’un corps artificiel. Le film qui a été tiré du manga est graphiquement très abouti même s’il reprend largement les inventions visuelles de Blade Runner, l’excellent polar de science-fiction de 1982 tourné par Ridley Scott à partir d’une nouvelle de Philippe K. Dick. Ce film peut aussi bien servir pour le futur thème du corps artificiel ou naturel, que pour celui du souvenir voire pour celui de l’extraordinaire. Il peut donc s’avérer très utile de le voir. Par ailleurs, il constitue un nouveau jalon dans la carrière de Scarlett Johansson qui multiplie les rôles intéressants pour les problématiques de culture générale du BTS : celui de la Veuve noire dans la série de film Marvel des Avengers (pour l’extraordinaire), celui de Lucy dans le film éponyme de Luc Besson (pour l’extraordinaire là encore), celui d’un extraterrestre dans le très étrange Under the skin et même celui, désincarné, de la voix d’une application de smartphone dans Her (dans ces deux derniers cas pour plutôt pour le corps).

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Deborah de Robertis

Mercredi 5 avril 2017

L’artiste performeuse luxembourgeoise Deborah de Robertis (née en 1984) a récemment causé un scandale au musée d’Orsay en voulant se montrer nue sous le célèbre tableau de Manet Olympia (1863). Elle n’a pas, cette fois-ci, véritablement eu le temps de réaliser sa performance avant d’être interceptée par les gardiens du musée. Mais, en 2014, elle avait réussi à prendre une pause encore plus provocante sous le tableau de Courbet L’Origine du monde. Dans le texte lisible ci-dessous, elle explique sa démarche au directeur du musée, pointant de manière en partie légitime l’ambiguïté des grandes institutions culturelles sur l’instrumentalisation du corps des femmes à des fins commerciales, mais négligeant complètement le choc que peut causer la nudité réelle – et non représentée – dans un lieu potentiellement fréquenté par des enfants…

http://www.exponaute.com/magazine/2016/01/18/renverser-le-point-de-vue-du-modele-nu-lartiste-qui-sest-deshabillee-au-musee-dorsay-explique-son-geste/

Deborah de Robertis  dans Nouveau thème (2018-2019)

Manet (1832-1883), « Olympia », 1863, musée d’Orsay.

Robertis

Deborah de Robertis devant « L’Origine du monde » (1866) de Gustave Courbet (1831-1879)

Beauté idéale et corps retouchés

Mardi 4 avril 2017

L’organisation du festival de Cannes s’est couverte de ridicule en choisissant, pour illustrer l’affiche de la prochaine édition, une photo de Claudia Cardinale de 1959 inutilement retouchée par une agence de communication. On ne saurait reprocher au festival le choix de la photo : C. Cardinale est une grande actrice et a été considérée pendant les Trente glorieuses comme une des plus belles femmes de sa génération. On peut cependant se demander pourquoi on a éprouvé le besoin de retoucher à ce point une photo qui était tout à fait utilisable en tant que telle… Quel est l’intérêt de donner à C. Cardinale (qui avait 21 ans à l’époque du cliché) des mollets d’adolescente anorexique ? Pourquoi lui avoir retouché la poitrine, les pieds, les cheveux, etc. Pour l’instant, le festival et l’agence de communication se renvoient la balle, personne n’assumant cette inutile dérive associant le glamour à la maigreur. Cf. le site du Monde qui permet de comparer précisément les deux photos :

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/03/29/festival-de-cannes-une-photo-tres-retouchee-de-claudia-cardinale-a-l-affiche_5102870_4832693.html

Cannes

« Freaks » : la « monstrueuse parade » reprise au cinéma

Lundi 3 avril 2017

Le classique hollywoodien Freaks ressort sur les écrans dans une très bonne version. Ce film de 1932 se déroule dans un cirque spécialisé en phénomènes de foire : lilliputiens, femme à barbe, homme-tronc, sœurs siamoises… Dans ce film, tous ces personnages lourdement handicapés vivent bien leur particularité tant qu’ils ne sont pas confrontés aux railleries des gens normaux. La spécificité de Freaks, c’est que les personnages sont joués – souvent très bien – par d’authentiques handicapés, ce qui nous vaut quelques scènes d’anthologie : on découvre ainsi, non sans un certain malaise, comment l’homme-tronc allume une cigarette… L’ensemble nous montre les corps difformes d’individus auxquels l’humanité n’est cependant jamais déniée : quelques années avant que l’eugénisme aboutisse aux pires horreurs nazies, le réalisateur Tod Browning plaide ainsi ouvertement pour l’égalité de tous, y compris les handicapés mentaux les plus lourdement touchés.

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Le corps des femmes selon Saint-Laurent

Mardi 7 mars 2017

Saint-Laurent

La marque de luxe est actuellement critiquée pour avoir dégradé l’image des femmes dans des publicités flirtant avec les codes de la pornographie. Ce n’est pas unique dans le monde de la mode, mais c’est une tendance récurrente chez Saint-Laurent qui a souvent réduit au rôle d’objet de désir ou d’objet sexuel le corps des femmes aussi bien que des hommes (à commencer par celui du fondateur de la marque lui-même). On peut lire sur le site du Nouvel Observateur, un article revenant sur ce goût assumé pour la provocation qui conduisit aussi Saint-Laurent à employer des mannequins anorexiques.

http://o.nouvelobs.com/mode/20170306.OBS6154/yves-saint-laurent-champion-du-choc-publicitaire-depuis-1971.html

« Circulations » au 104

Mardi 7 mars 2017

On pouvait voir jusqu’au 5 mars, à Paris, au 104, l’édition 2017 d’un festival annuel de la jeune photographie européenne. Nombre des jeunes photographes exposés prenaient le corps pour sujet. On peut citer Arunà Canevascini qui met en scène son propre corps nu et celui de sa mère, Kevin Faingnaert qui s’est intéressé aux superstars du catch en Belgique, Weronika Gesicka qui invente des photos impossibles paraissant pourtant vraisemblables au premier abord, Mafalda Rakos qui photographie des jeunes filles anorexiques souhaitant la disparition de leur corps… On peut aussi trouver, en consultant les archives des éditions précédentes, de très nombreuses photographies se rattachant aux thèmes au programme de l’épreuve de 2017 (c’est-à-dire le souvenir et l’extraordinaire) :

http://www.festival-circulations.com/artiste/

Canevascini

Arunà Canevascini

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Kevin Faingnaert

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Weronika Gesicka

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Mafalda Rakos

Le corps vu par un impressionniste : Frédécric Bazille au musée d’Orsay

Mardi 7 mars 2017

Les collections des musées et les expositions fournissent d’innombrables exemples de l’intérêt des artistes de toutes les époques pour les corps. Dans une exposition qui se tenait jusqu’au 5 mars au musée d’Orsay, consacrée à l’impressionniste Frédéric Bazille (1841-1870), on pouvait ainsi voir de nombreux portraits, mais aussi des nus qui traduisent un nouveau rapport au corps chez les peintres de l’époque. On peut par exemple citer une Etude de nu de 1864, une très provocante Toilette de 1870 et plusieurs tableaux mettant en scène des hommes presque nus, scènes dont la dimension homo-érotique semble bizarrement avoir échappé aux contemporains du peintre (cf. notamment la Scène d’été de 1869).

Le corps vu par un impressionniste : Frédécric Bazille au musée d'Orsay dans Expositions bazille-etude-de-nu-300x115

Frédéric Bazille, « Etude de nu » (1864).

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Frédéric Bazille, « La Toilette » (1870).

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Frédéric Bazille, « Scène d’été » (1869).

Nouveau thème de culture générale : le corps

Vendredi 3 mars 2017

Le nouveau thème de l’épreuve de culture générale (session 2018 et 2019) a été publié au bulletin officiel. Il s’intitule « Corps naturel, corps artificiel » :

http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=113296

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