Archive de la catégorie ‘Fiches de lecture’

Rabelais, « Gargantua », Paris, Folio, [1534] 2004, 346 p.

Vendredi 24 juin 2011

L’auteur

Rabelais est un humaniste français de la Renaissance, né vers 1483-1494 et mort en 1553. Il est célèbre pour une série de romans philosophiques parmi lesquels on compte Pantagruel (1532) et Gargantua (1534).

 

L’oeuvre

Dans le roman éponyme de 1534, Rabelais raconte la naissance, l’éducation et les aventures de Gargantua, géant excessif dans tout ce qu’il entreprend, boulimique de nourriture et de savoir qui dévore tout ce qui lui passe sous la main. Cette longue fable mêle les éléments réalistes et les digressions les plus fantaisistes dans le but de critiquer les institutions officielles (le roi, l’Eglise, l’université…), mais elle égratigne aussi les prétentions universalistes des théories humanistes. Les épisodes scatologiques et bouffons alternent ou se mélangent à des références très savantes à la culture gréco-romaine et biblique qui constituait les fondements de l’humanisme renaissant.

 

Le rapport avec le programme de BTS

Gargantua fait partie de la bibliographie publiée par le Bulletin officiel, ce qui explique que Rabelais soit fréquemment cité dans les anthologies de textes portant sur « Le rire : pour quoi faire ? ». De nombreux passages pourraient fournir la matière à des citations dans le cadre de l’épreuve d’écriture personnelle. Il apparaît cependant extrêmement difficile, pour la majorité des étudiants en BTS, de maîriser suffisamment le texte pour pouvoir y faire référence le jour de l’examen : Gargantua a été rédigé dans une langue, l’ancien français du XVIe siècle, qui est très éloignée de celle qu’on utilise de nos jours, le vocabulaire et la syntaxe rendent la lecture de l’oeuvre pratiquement insurmontable pour des non-spécialistes. L’édition Folio, pourtant destinée à des élèves du secondaire, comporte par exemple de cinq à dix notes explicatives par page, ce qui pourrait suffire à décourager la plupart des lecteurs potentiels du livre. A moins d’y consacrer de très nombreuses heures d’une lecture attentive, on ne peut donc pas tirer de Gargantua un profit certain en vue du BTS. A réserver, donc, aux étudiants très portés sur la littérature et maîtrisant déjà particulièrement bien la langue française…

 

Lisibilité : 2/20

Utilité : 10/20

 

Nicolas Padiou

 

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Pierre Desproges, « Le Petit reporter », Paris, Le Seuil, [1976] 1999, 182 p.

Vendredi 10 juin 2011

L’auteur

Pierre Desproges est un humoriste français, né en 1939 et mort en 1988. A partir des années 1960, il a collaboré à de nombreux journaux, ainsi qu’à des émissions de radio et de télévision.

 

L’oeuvre

Le Petit reporter réunit des brèves publiées par Desproges dans le journal L’Aurore au début des années 1970. Il s’agit de textes très courts (pas plus de quelques lignes), commentant de manière ironique les faits divers absurdes, souvent survenus aux Etats-Unis, ainsi que les records saugrenus battus dans le monde entier.

  

Le rapport avec le programme de BTS

Le Petit reporter compte parmi les livres recommandés par le Bulletin officiel au sujet du rire. Il témoigne du goût de Desproges  pour les calembours approximatifs et les situations absurdes. Le livre est donc très facile à lire, mais il paraît difficile d’en retenir grand chose en vue d’une citation pour l’épreuve d’écriture personnelle du BTS.

 

Un extrait

« Chat. Perdu un mois plus tôt à Versailles, Bibi, le petit chat, a parcouru deux cents quarante kilomètres avant d’arriver, fourbu mais en vie, à Saint-Pierre-des-Corps, dans la banlieue de Tours.

Cette histoire est d’autant plus triste que Bibi habitait Vierzon ».

 

Lisibilité : 18/20

Utilité : 8/20

 

Nicolas Padiou

 

 

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Pierre Desproges, « Réquisitoires du tribunal des flagrants délires », Paris, Le Seuil, 2003, 384 p.

Vendredi 3 juin 2011

L’auteur

Pierre Desproges est un humoriste français, né en 1939 et mort en 1988. A partir des années 1960, il a collaboré à de nombreux journaux, ainsi qu’à des émissions de radio et de télévision.

 

L’oeuvre

De 1980 à 1983, Pierre Desproges a participé à une émission de télévision comique intitulée « Le Tribunal des flagrants délires ». Il tenait le rôle du procureur, chargé de prononcer les réquisitoires contre les invités de l’émission. Comme le titre l’indiquait clairement, cette parodie de justice s’intéressait plus aux « délires » qu’aux « délits ». Le plus souvent, Desproges négligeait délibérément la personnalité de l’invité, préférant aborder les thèmes qui lui étaient chers : la franchouillardise, le racisme, la bêtise, l’intolérance, le conformisme, etc.

 

Le rapport avec le programme de BTS

Les Réquisitoires du tribunal des flagrants délires fait partie de la bibliographie officielle du programme de BTS. Desproges est souvent évoqué dans les anthologies de textes concernant le rire à propos de son réquisitoire contre Jean-Marie Le Pen qui tentait de répondre à la question « Peut-on rire de tout ? » (p. 129-134). Certains réquisitoires qui font référence au contexte politique du début des années 1980 risquent d’être difficiles à apprécier pour les lecteurs qui n’ont pas connu cette époque. Mais, la plupart des textes ont bien vieilli et fonctionnent toujours grâce à l’humour absurde de Desproges ou à son goût de la provocation. Desproges est par ailleurs incontournable pour les amateurs de contrepèteries approximatives.

 

Deux extraits

Un exemple d’humour absurde, la recette du « cheval melba » : « Pour bien réussir le cheval melba, prenez un cheval. Un beau cheval. Le poil doit être lisse, c’est un signe de bonne santé. L’oeil doit être vif, éveillé, et on doit y sentir, dans cet oeil de cheval, ce regard indéfinissable, plein de tendresse débordante et de confiance éperdue dans l’homme dont ces cons d’animaux ne se départissent habituellement qu’aux portes des abattoirs. Donc, prenez un cheval. Comptez environ huit cents kilos pour mille deux cents personnes. Pendant qu’il cherche à enfouir son museau dans votre cou pour un câlin, foutez-y un coup de burin dans la gueule. Attention ! Sans le tuer complètement : le cheval, c’ est comme le homard ou le bébé phoque, faut les cuire vivants, pour le jus c’est meilleur ! Bon. Réservez les os et les intestins pour les enfants du tiers-monde. Débarassez ensuite la volaille de tous ses poils, crinière, sabots et de tous les parasites qui y pulullent, poux, puces, jockeys, etc. Réservez les yeux. Mettez-les de côté, vous les donnerez à bébé pour qu’il puisse jouer au tennis sans se blesser car l’oeil du cheval est très doux. Préparez pendant ce temps votre court-bouillon, avec sel, poivre thym, laurier, un oignon, clou de girofle, persil, pas de basilic, une carotte et un mérou qui vous indiquera, en explosant, la fin de la cuisson à feu vif, comme pour la recette du chat grand veneur ; quand le chat pète le mérou bout et quand le chat bout le mérou pète ».

L’avis de Desproges sur la peine de mort (abolie peu avant le sketch, en 1981) : « Un beau jour, on entame une partie de pétanque avec les copains, sous les platanes bruissant d’étourneaux, l’air sent l’herbe chaude et l’anis, et les enfants jouent nus, et la nuit sera gaie, avec de l’amour et des guitares, et puis voici que tu te baisses pour ajuster ton tir, et clac, cette artère à la con te pète sous la tempe, et tu meurs en bermuda. Et, c’est là, mon frère que je pose la question : à qui est le point ? » (p. 164).

 

Lisibilité : 10/20

Utilité : 12/20

 

Nicolas Padiou

 

 

 

 

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John King, « Football factory », Paris, Editions de l’Olivier, [1996] 2004, 398 p.

Samedi 28 mai 2011

L’auteur

John King est un romancier anglais né en 1960. Il est l’auteur d’une trilogie dont Football factory, publié en 1996 en Angleterre, constitue le premier tome.

 

L’oeuvre

Football factory raconte, à la première personne, la vie d’un jeune hooligan anglais, Tom, supporter depuis son enfance du club de Chelsea, un quartier de l’ouest de Londres. Quelques passages évoquent l’enfance du narrateur ou certains personnages de son entourage, mais le livre concerne surtout le hooliganisme : la plupart des chapitres portent pour titre les noms des adversaires du club de Chelsea, Tom ne ratant aucun des matchs de son équipe préférée et s’adonnant systématiquement à la violence avant ou après les rencontres. Toute sa vie est consacrée au football : il a un métier ennuyeux, peu de relations avec sa famille, pas de femme ni de petite amie, quant à ses seuls amis, ils sont, comme lui, des hooligans fanatiques de Chelsea. Leur vie tourne autour des matchs, de l’alcool (la narrateur boit au moins une bière par page), des filles (en général réduites au statut d’objets sexuels) et des innombrables combats contre les supporters des autres clubs qui tournent parfois à de véritables batailles rangées.

 

Le rapport avec le programme de BTS

Le livre aborde de front le problème de la violence liée au sport et, plus globalement, la place du sport dans les identités culturelles. Il est d’autant plus intéressant de lire Football factory que le livre fait partie de la bibliographie publiée par le Bulletin officiel concernant le thème « Le Sport : miroir de notre société ? ». La lecture n’est cependant pas toujours aisée. L’auteur utilise un style tout à fait abordable et même très familier quand il fait s’exprimer le narrateur Tom, mais, on peut éprouver, au début du livre, une réaction de rejet face à des personnages unanimement alcooliques, mysogines, hyper-violents et par ailleurs racistes, abrutis par les coups qu’ils donnent et ceux qu’ils recçoivent et, finalement, assez peu préoccupés de football. Football factory pourrait plaire aux fans de Chelsea et du film Trainspotting (John King remercie, à la fin de son livre, Irvine Welsh, l’auteur du livre Trainspotting publié en 1993 qui a servi de base au tournage du film éponyme).

 

Un extrait

« Ce sont des mouches sur une merde, ces cul-terreux de Norwich. Ils nous ont vus, et ils nous ont foutu une peignée, exactement comme s’ils attendrissaient leur viande de porc. On s’est fait couillonner et ça ne s’est jamais reproduit depuis. Tout ça  c’est un peu de la rigolade, parce qu’avec une bonne équipe, tu peux tout mettre à feu et à sang, et t’en tirer sans trop de bobos. Evidemment, ça peut mal tourner, surtout contre un gros club, ou quand c’est un match important. Les gars font un effort et au coin d’une rue, tu te retrouves devant un millier d’allumés qui n’ont qu’un but, c’est de t’envoyer aux urgences. Tu chies dans ton froc, mais en même temps, c’est tellement excitant que le plaisir dépasse tout. Tu surmontes ta trouille, et ce que tu fais là, ça te restera pour toute ta vie. On dit que c’est l’adrénaline et c’est peut-être vrai, mais moi tout ce que je sais, moi, c’est que rien n’est comparable à ça. Aucune drogue, ni le cul, ni le fric, rien » (p. 161).

  

Utilité : 10/20

Lisibilité : 10/20

 

Nicolas Padiou

 

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Molière, « Le Bourgeois gentilhomme », Paris, Librio, [1670] 2009, 94 p.

Mercredi 25 mai 2011

L’auteur

Molière est l’auteur de théâtre le plus célèbre du XVIIe siècle français. Il est notamment connu pour ses comédies dont beaucoup sont encore jouées de nos jours.

 

L’oeuvre

Le Bourgeois gentilhomme raconte l’histoire de M. Jourdain, un bourgeois (c’est-à-dire un riche roturier) qui souhaite se faire passer pour un « gentilhomme » en adoptant les moeurs des aristocrates de son époque.

 

Le rapport avec le programme de BTS

Le Bourgeois gentilhomme fait partie de la bibliographie publiée par le Bulletin officiel. On en trouve des extraits dans la plupart des anthologies de textes qui ont été publiées au sujet du thème « Rire : pour quoi faire ? ». Les moeurs ont bien changé depuis le XVIIe siècle, mais on peut, sans trop de peine, lire le texte de la pièce qui est assez court et relativement abordable (l’édition publiée par Librio ne contient cependant pas de notes de vocabulaire, ce qui peut éventuellement compliquer un peu la lecture).

 

Utilité : 10/20

Lisibilité : 10/20

 

Nicolas Padiou

 

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Alfred Jarry, « Ubu roi », Paris, Librio, [1896] 2010, 98 p.

Mercredi 25 mai 2011

L’auteur

Alfred Jarry (1873-1907) est un auteur prolifique, mort très jeune. Il est connu pour ses textes absurdes, notamment une série de pièces de théâtre mettant en scène le personnage du père Ubu.

 

L’oeuvre

Ubu roi est une probablement la pièce la plus célèbre de la série consacrée à Ubu. Elle nous montre Ubu s’emparant par la force du trône de Pologne. Mais, l’argument de la pièce n’est pas forcément ce qui intéresse le plus Jarry. Ubu roi est surtout marqué par le goût de l’absurde et l’utilisation de registres de langue très variés (la pièce commence par l’exclamation « Merdre ! », c’est-à-dire « Merde ! » selon le père Ubu).    

 

Le rapport avec le programme de BTS

Jarry parodie les pièces classiques de manière complètement grotesque. L’adjectif « ubuesque » est d’ailleurs devenu synonyme d’absurde et Jarry fait figure d’ancêtre d’Ionesco.  On peut lire Ubu roi en une heure ou deux, mais il n’est pas très facile d’apprécier l’humour de l’auteur si l’on ne connaît pas les oeuvres qu’il parodie.

 

Utilité : 5/20

Lisibilité : 5/20

 

Nicolas Padiou

 

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Coluche, « Et vous trouvez ça drôle ? » Paris, Le Livre de Poche, 1998, 215 p.

Mardi 24 mai 2011

L’auteur

Coluche (1944-1986) est un des plus célèbres humoristes français, fondateur des « Restau du coeur ». Il est mort en 1986 dans un accident de moto. Ses sketchs et les films dans lesquels il a joué sont fréquemment rediffusés sur les chaînes de télévision françaises.

 

L’oeuvre

Et vous trouvez ça drôle ? est un recueil d’histoires drôles suivies du texte d’une conférence prononcée par Coluche en 1986 au sujet de son projet de « restaurants du coeur ».

 

Le rapport avec le programme de BTS

Et vous trouvez ça drôle ? cadre bien avec le programme de BTS (le livre fait d’ailleurs partie de la bibliographie du Bulletin officiel). De nombreuses histoires relèvent d’un humour absurde ou jouent avec les tabous du politiquement correct. Elles n’apporteront cependant pas grand chose à ceux qui connaissent déjà bien les sketchs de cet humoriste.  

 

Deux extraits

« Vous connaissez le truc qui permet de lancer un oeuf au-dessus de son épaule sans le casser ? Il faut le lancer quand il est encore à l’intérieur de la poule » (p. 73).

« Ah, si je comprends bien, il faudrait pas que je dise du mal des Belges, il faudrait pas que je dise du mal des Arabes, il faudrait que je ferme ma gueule à propos de la politique, il faudrait que je raconte des histoires un peu moins dégueulasses et il faudrait pas que je parle la bouche pleine, mais on ne va jamais me payer à rien foutre ! » (p. 11).  

 

Utilité : 5/20

Lisibilité :  15/20

Nicolas Padiou

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Stendhal, « Du rire. Essai philosophique sur un sujet difficile et autres essais », Paris, Rivages poche, [1813-1836] 2005, 180 p.

Lundi 23 mai 2011

L’auteur

Stendhal (1783-1842) est un des plus célèbres auteurs français de la première moitié du XIXe siècle. Il est notamment l’auteur de Le Rouge et le Noir (1830) et de La Chartreuse de Parme (1839).

 

L’oeuvre

Stendhal s’est beaucoup intéressé au rire. D’après le volume publié par les éditions Rivages en 2005, il a fréquemment pris des notes et publié des articles sur le sujet entre 1813 et 1836. Il s’est notamment intéressé aux comédies du XVIIe siècle et aux manifestations du rire dans les différents pays européens. Il n’a cependant jamais mis au point une théorie générale du rire.

 

Le rapport avec le programme de BTS

Le texte qui donne son titre au recueil occupe les pages 79-110. C’est probablement le plus intéressant pour ce qui concerne le programme de BTS dans la mesure où il évoque de nombreuses questions soulevées par les prédécesseurs de Stendhal (Hobbes est cité à plusieurs reprises). La plupart des autres textes sont inaboutis et d’un intérêt inégal. Dans l’ensemble, la lecture des textes est compliquée par les très nombreuses références à des auteurs célèbres à l’époque de Stendhal mais tombés dans l’oubli de nos jours. Le style très allusif de l’auteur ajoute encore à la difficulté de la lecture. Il apparaît donc assez difficile de citer Stendhal dans une écriture personnelle, sauf à le mentionner comme une étape intemédiaire entre Hobbes et, par exemple, Bergson.

Un extrait

  »Plus nous avons de considération pour quelqu’un, mieux et plus vite nous comprenons les plus légères plaisanteries faites sur cette personne. Notre amour-propre, tenu en respect et comme blessé, jouit délicieusement de la vue imprévue de l’infériorité d’une personne que nous croyons supérieure à nous, ou, au moins, rivale de notre supériorité. Si cette personne est soupçonnée par nous d’affecter la supériorité, alors notre soif pour la plaisanterie redouble ; non seulement nous rions avec délices des moindres plaisanteries, mais nous arrivons à rire même de l’intention, non suivie de succès, de lui faire une plaisanterie C’est que notre imagination, réveillée par la soif de la vengeance, a entrevu la plaisanterie ». [p. 80-81]

Utilité : 5/20

Lisibilité : 5/20

Nicolas Padiou

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Aristophane, « Lysistrata », Paris, Mille et une nuits, [-411] 2009, 144 p.

Mercredi 18 mai 2011

L’auteur

Aristophane est un auteur athénien du Ve siècle av. J.-C. Il est surtout connu pour ses comédies.

 

L’oeuvre

Une des versions les plus facilement accessibles du texte est la traduction modernisée de Michel Host publiée par les éditions Mille et une nuits avec pour sous-titre « Faisons la grève du sexe ! ». Ce sous-titre indique bien le thème de la pièce : les femmes grecques décident de priver leurs hommes de sexe aussi longtemps qu’ils n’auront pas renoncé à la guerre. Cet argument est prétexte à de nombreuses scènes comiques dans lesquelles les Grecques choquent et font rire par le recours à un vocabulaire sexuel très familier.

 

Le rapport avec le programme de BTS

Aristophane est probablement l’un des ancêtres les plus importants des comédies modernes, de Molière jusqu’au XXe siècle. Même si le texte est court (une centaine de pages), il est cependant très difficile de se plonger dans une pièce vieille de près de 2500 ans, tant la société grecque apparaît éloignée de la nôtre. Sans les notes et la post-face de Michel Host, on ne comprendrait pas de nombreux jeux de mots qui pâtissent de toute façon inévitablement de la traduction. Il paraît délicat d’exploiter un tel texte pour l’écriture personnelle de l’examen de BTS.  

Utilité : 3/20

Lisibilité : 3/20

Nicolas Padiou

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Eric Smadja, « Le Rire », Paris, Puf, 2007, 128 p.

Mardi 17 mai 2011

L’auteur
Eric Samdja est « psychiatre-psychanalyste ».

L’oeuvre
Le Rire est un titre de la série « Que sais-je », une collection universitaire de vulgarisation des connaissances scientifiques. En 128 pages, l’auteur propose donc une étude succincte mais exhaustive du rire. Les quatre chapitres abordent successivement les « Aspects littéraires et spéculations philosophiques » sur le rire, les « Aspects éthologiques » (c’est-à-dire comportementaux), les « Causalités du rire » et enfin les « Aspects socioculturels ».

Le rapport avec le programme de BTS
Le Rire peut constituer un bon moyen de se familiariser avec différentes problématiques du thème « le rire : pour quoi faire ? ». Malgré le jargon psychanalytique de l’auteur, le texte reste compréhensible. Les chapitres II et III sont à la fois plus difficiles à aborder et d’un intérêt moindre pour l’épreuve de BTS. Le chapitre IV et, surtout, le chapitre I peuvent, en revanche, s’avérer utiles pour l’examen.

Utilité : 10/20

Lisibilité : 8/20  

Nicolas Padiou

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