Archive de la catégorie ‘Fiches de lecture’

Michaël Ferrier, « Fukushima », 2012

Vendredi 16 juin 2017

Michaël Ferrier est né en 1967. Il est spécialisé dans la littérature du Japon et vit à Tokyo. En 2012, il a publié Fukushima. Récit d’un désastre. Dans ce livre, il analyse l’impact du séisme et du tsunami de 2011 sur la société japonaise. Il s’intéresse surtout aux conséquences très lourdes de la catastrophe nucléaire de Fukushima. La première partie du récit est un peu poussive, mais l’ensemble peut s’avérer utile pour le BTS car l’auteur connaît bien le Japon et les Japonais, et il rend très bien compte du choc qu’a constitué la triple catastrophe de 2011. Il insiste notamment sur les secousses sismiques à répétition qui ont frappé le pays pendant des semaines et évoque bien sûr les perspectives à long terme de la pollution nucléaire à Fukushima…

Fukushima

« Le Passager » (2011) de Jean-Christophe Granger

Vendredi 20 janvier 2017

Le personnage principal du thriller de Jean-Christophe Granger est un psychiatre spécialisé dans les troubles de la mémoire… En travaillant sur le cas d’un patient particulièrement intéressant, il en vient à se poser des questions sur sa propre mémoire, se demandant s’il n’est pas lui-même victime d’un trouble mémoriel affectant profondément sa personnalité. C’est pour ce psychiatre le début d’une longue quête qui le conduit sur la piste de nombreux crimes…
Comme de nombreux thrillers, ce roman très sombre est complètement invraisemblable mais procure un certain plaisir de lecture et met en scène un personnage obsédé par l’idée de retrouver ses souvenirs authentiques.

Granger

« La mémoire fantôme »

Mercredi 31 août 2016

Concernant le plus ancien des deux thèmes au programme du BTS, on peut lire de l’auteur français Franck Thilliez un polar intitulé La Mémoire fantôme. L’héroïne de ce roman très sombre est Lucie, une inspectrice qui enquête sur Manon. Cette dernière est une jeune femme frappée d’une forme d’amnésie sévère qui l’oblige à prendre en note tous les éléments importants de sa vie de peur de les oublier…

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« Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson

Mercredi 15 juin 2016

Sylvain Tesson est un auteur français, né en 1972, spécialisé dans les récits de voyages. Il a publié en 2011 Dans les forêts de Sibérie. Il ne s’agit pas d’un roman mais d’un récit autobiographique évoquant une expérience extraordinaire : l’auteur a en effet passé six mois complètement isolé dans une cabane au bord du lac Baïkal, au cœur de la Sibérie. Dans le livre qui se présente comme un journal de bord de son aventure, S. Tesson évoque longuement le lac, les forêts enneigées, la météo et notamment les températures glaciales. Il explique comment il survit en coupant du bois, en pêchant sous la glace, en subvenant presque seul à l’ensemble de ses besoins. En effet, il n’est accompagné que de deux petits chiens et ne reçoit que de rares visites de ses lointains voisins russes. Il n’a que de très rares contacts avec la France mais apprend cependant que son amie profite de l’expérience pour l’abandonner. Il surmonte la déception et l’ensemble de ses difficultés en adoptant le fatalisme désespéré mais néanmoins jovial des Russes et en se réconfortant grâce aux paysages sublimes et changeants qui s’offrent chaque jour à son regard. Il recourt aussi abondamment à la réserve de cigares qu’il a emportée et consomme, seul ou accompagné de ses amis russes, de grandes quantités de vodka.

L’ensemble correspond tout à fait au thème de l’extraordinaire au programme du BTS (le livre fait d’ailleurs partie de la bibliographie du Bulletin officiel). Le livre est assez facile à lire, l’auteur alternant rapidement des considérations sur la grandeur de la nature et l’évocation très vivante de ses soucis plus quotidiens. Dans les forêts de Sibérie a par ailleurs été adapté au cinéma en 2016.

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« Mémoire morte » de Donald Westlake

Jeudi 3 mars 2016

Donald Westlake est un auteur de romans noirs américain né en 1933 et mort en 2008. Il a publié de manière posthume, en 2010, un roman inédit des années 1960 intitulé Memory. Ce roman a été traduit et publié en français en 2010 sous le titre Mémoire morte. Il ne s’agit pas d’un polar classique ni, bien évidemment, d’un essai sur la mémoire. On suit en fait le parcours chaotique d’un certain Paul Cole, victime, après un accident, d’une forme d’amnésie particulièrement grave. Bien que très atypique, le livre se lit facilement, grâce à un style nerveux et efficace. Sans que l’auteur développe jamais une théorie sur la mémoire, il aborde incessamment les problèmes relatifs à l’amnésie, de manière très incarnée puisque on ne quitte quasiment jamais le personnage principal.

Westlake

Philip K. Dick, « Souvenir », Folio SF, 2003, 300 p.

Vendredi 21 août 2015

Philip K. Dick (1928-1982) est considéré comme l’un des plus grands écrivains de science-fiction américains. Ses livres ont inspiré de très nombreux films (Blade Runner, Total RecallMinority Report, etc.). Souvenir est un recueil de nouvelles publiées dans les années 1950. Le texte éponyme est intitulé Souvenir en anglais aussi bien que dans la traduction. Il y est question d’un homme revenant d’une expédition intergalactique avec des objets rappelant étrangement des civilisations archaïques… Cette nouvelle peut servir aussi bien pour le thème « Je me souviens… » que pour les objets. L’ensemble des nouvelles du recueil est très facile à lire tout faisant réfléchir à la place des machines dans nos vies… Idéal pour des élèves qui ont peu l’habitude de lire et qui voudraient se replonger agréablement dans le travail à l’approche de la rentrée.

Extrait : « La machine est la version développée de l’outil, poursuivit Rogers. La hache est une machine simple. Le bâton devient outil, machine sommaire, entre les mains de l’homme qui cherche à atteindre quelque chose. Les machines ne sont rien d’autre que des outils multi-éléments qui accroissent le taux de rendement. L’homme est un animal fabricant d’outils. L’histoire de l’humanité, c’est l’histoire des outils devenant machines, de plus en plus volumineuses et efficaces. Si on rejette la mécanique, on rejette en même temps une des caractéristiques essentielles de l’humanité » (p. 119-120).

Philip K. Dick,

Tzvetan Todorov, « Les Abus de la mémoire », Arléa, 62 p., 3 €.

Mercredi 19 août 2015

Tzvetan Todorov est un sociologue français né en 1939. Il a participé, en 1992, à un colloque sur « Histoire et mémoire des crimes de guerre nazis ». L’exposé qu’il a présenté lors de ce colloque a été publié en 2004 par les éditions Arléa et fait partie de la bibliographie officielle du thème « Je me souviens ». Il s’agit donc d’un texte assez bref, d’une cinquantaine de pages qui se lisent en une heure environ. L’ensemble est cependant très dense et risque de s’avérer difficile à aborder pour ceux qui ne disposeraient pas de solides connaissances sur l’histoire du vingtième siècle voire sur les lois dites « mémorielles » qui condamnent, en France, la négation de certains génocides et crimes de guerre. Todorov essaye justement, dans son texte, de catégoriser la mémoire des événements historiques, selon ce que l’on en fait. Il explique que la mémoire est un enjeu crucial dans les régimes totalitaires où la réécriture de l’histoire permet de mieux contrôler la population (on pense au texte d’Orwell dans 1984 : « Qui contrôle le passé contrôle le futur. Qui contrôle le présent contrôle le passé »). Mais il considère que les enjeux mémoriaux ne sont pas moins importants dans les démocraties modernes. D’après lui, il existe une « mémoire littérale » et une « mémoire exemplaire » des épisodes traumatiques de l’histoire. La « mémoire exemplaire » essaye de généraliser, de passer du particulier à l’universel, de tirer en quelque sorte les leçons de l’histoire pour le présent, en comparant les contextes et en essayant de voir ce qui diffère et ce qu’il peut y avoir d’identique. La « mémoire littérale » conduit plutôt à une forme de commémoration permanente des événements passés pour eux-mêmes ; commémoration qui n’est illégitime selon Todorov, mais qui peut conduire à une forme de ressassement complètement stérile pour le présent.

Un extrait : « On entend souvent aujourd’hui une critique des démocraties libérales de l’Europe occidentale ou de l’Amérique du Nord, qui leur reproche de contribuer à leur tour au dépérissement de la mémoire, au règne de l’oubli. Précipités dans une consommation de plus en plus rapide d’informations, nous serions voués à leur élimination tout aussi accélérée ; coupés de nos traditions et abrutis par les exigences d’une société des loisirs, dépourvus de curiosité spirituelle comme de familiarité avec les grandes œuvres du passé, nous serions condamnés à célébrer allègrement l’oubli et à nous contenter des vaines jouissances de l’instant. La mémoire serait menacée ici, non plus par l’effacement des informations, mais par leur surabondance. Ainsi, de manière moins brutale mais finalement plus efficace, car ne suscitant pas notre résistance, faisant de nous au contraire les agents consentants de cette marche vers l’oubli, les Etats démocratiques conduiraient leur population au même but que les régimes totalitaires, c’est-à-dire au règne de la barbarie » (p. 13).

Tzvetan Todorov,

M. Aïssaoui, « Petit éloge des souvenirs » (2014)

Samedi 2 mai 2015

La collection Folio a publié en 2014 un Petit éloge des souvenirs par le critique littéraire Mohammed Aïssaoui. On trouve dans ce petit livre quelques réflexions sur les supports du souvenir (albums photos, etc.) ; on peut aussi y lire une nouvelle évoquant des retrouvailles survenues grâce à un célèbre site Internet permettant de renouer avec ses « copains d’avant » ; on peut enfin y découvrir l’évocation de quelques auteurs ayant fait une place importante au souvenir dans leur œuvre (notamment Albert Camus et le prix Nobel de littérature 2014 Patrick Modiano). L’ensemble peut fournir, pour le thème du BTS des sessions 2016 et 2017, quelques idées de lectures ou d’exposés… Le tout pour deux euros seulement.

M. Aïssaoui,

« Une enfance de rêve » (2014) par Catherine Millet

Jeudi 1 janvier 2015

Catherine Millet a fait paraître, à la rentrée 2014, Une enfance de rêve (284 p.), roman autobiographique évoquant son enfance à Bois-Colombes au début des années 1950, ses vacances en Bretagne et dans le Sud, sa découverte de la littérature et du dessin. Malgré le titre du livre, il y est moins question de rêve que dans le roman précédent de l’auteur, Jour de souffrance. On comprend peu à peu qu’il ne s’agit pas vraiment d’une enfance de rêve au sens d’une période privilégiée, mais plutôt d’années en partie dominées par diverses formes de rêve et de rêverie, une enfance en quelque sorte passée à rêver.

Ci-dessous, quelques extraits relatifs au rêve :

« Pendant l’enfance uniquement, réel et imaginaire coexistent sans conflit. L’esprit passe de l’habitation du monde intérieur à celle du monde extérieur aussi facilement que nous passons le seuil de la maison, sans craindre de devoir renoncer définitivement à l’un pour l’autre, tout simplement parce que, de même que nous n’aurions pas l’idée d’installer notre chambre à coucher au milieu de la rue, de même, enfant, nous ne cherchons pas à imposer notre rêve dans la réalité ni à plier la réalité au rêve. L’un et l’autre restent pleinement possibles parce que nous ne disposons encore de la force, ni du pouvoir ni surtout de l’illusion de les confondre ». (p. 117-118)

« Toutefois, dans le moment qui précède le sommeil, la conscience des sujets sérieux et importants est intermittente. Comme un tamis percé, elle laisse arriver les pensées sous-jacentes sans s’en emparer, et celles-ci, qui sont peut-être les oriflammes du rêve qui va s’emparer de nous, se déploient et se replient et leurs images évanescentes déchirent la conscience qui les ignore. Parfois, un bruit infime ou un simple déplacement du corps rappelle cette dernière, et celui qui somnole en est alors tout secoué, étreint par trop de réalité. Il se rend compte qu’un morceau de rêve l’a, si l’on peut dire, surpris en état de veille. Il vient d’entendre sa propre voix résonner dans son oreille. Dans son sursaut, l’actualité de la scène rêvée est telle que l’émotion est ressentie non pas comme si elle était réelle, mais plus encore comme si elle était hyperréelle : le rêveur éveillé perçoit la présence toute proche d’un autre lui-même qu’il méconnaissait ». (p. 161-162)

« Bien qu’il ne soit pas très beau, j’affectionne le mot rêvasserie, qui exprime si parfaitement ces pensées flottantes qui ne m’abandonnent jamais, que même le travail peine à dissiper, cette nébuleuse qui enveloppe tous les faits de la vie et en adoucit les contours lorsqu’ils sont trop vifs (hélas, rend aussi plus flous les moments heureux et empêche d’en jouir complètement), bref cette vie parallèle et purement cérébrale qui ne m’occupe pas moins, ne compte pas moins que celle que les autres me voient partager avec eux, et qui m’empêchera toujours de me donner à eux autant qu’il le faudrait parfois – de m’abandonner, puisqu’une partie de moi reste tapie dans la chambre aux chimères. Le suffixe ‘asse’ dit bien le caractère très approximatif, inabouti, mal dégrossi, de cette pensée paresseuse, le plus souvent involontaire ; labiles comme celles des rêves, ses images n’en ont pourtant ni la précision, ni l’effet de saisissement, et elles ne sont pas aussi élaborées ni dirigées vers un objectif que la rêverie proprement dite. Une belle maison peut susciter en moi une rêverie parce que, ne serait-ce que pendant une minute, je m’amuse à imaginer quelle serait ma vie entre ses murs, tandis que derrière la fenêtre d’un train je rêvasse, l’esprit qui se déchire autant que les paysages, sombrant avec eux dans l’inexistence de l’espace déjà traversé, et que, si l’on me demande à quoi je pense, je réponds sans mentir ‘à rien’. Je rêvasse dans le métro, pénétrant de façon aussi vorace que fugace la vie d’une multitude de visages qui captent mon attention, à l’écoute de conversations banales comme s’il s’agissait de palpitants feuilletons, et aussi bien dans une rue commerçante où le lèche-vitrine est l’activité même du rêvasseur qui s’empare par les yeux de tout ce qui le tente, et qu’il délaisse en insecte butineur. Je rêvasse en permanence comme un enfant ne se sépare pas de son doudou ». (p. 203-204)

Cf. pour Jour de souffrance : 

http://btscfmbtp.unblog.fr/2014/07/21/catherine-millet-jour-de-souffrance-flammarion-2008-265-p/

W. Benjamin, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », Allia, 2013 [1935], 94 p.

Jeudi 6 novembre 2014

Walter Benjamin est un philosophe allemand, né en 1892, qui s’est suicidé en France en 1940, pour échapper aux Nazis. Il s’est intéressé à l’histoire de l’art, à la littérature, etc. On lui doit une Petite histoire de la photographie (1931). Mais son texte le plus célèbre est L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (1935), livre qui figure dans la bibliographie du thème « Ces objets qui nous envahissent… ». W. Benjamin y étudie l’impact des nouveaux médias visuels sur les spectateurs des œuvres d’art ; il se demande notamment si la photographie et le cinéma ont modifié l’aura des œuvres.

W. Benjamin,

L’œuvre d’art… est court et très dense, probablement trop dense pour pouvoir être lu avec profit par la plupart des élèves de BTS. Les notes sont presque aussi longues que le texte proprement dit et on trouve même des notes dans les notes ce qui en dit long sur la complexité du propos du philosophe. Par ailleurs, la traduction assez lourde récemment publiée aux éditions Allia ne contribue pas vraiment à la lisibilité d’un texte qui accumule à l’excès les longues phrases savamment construites, selon une tradition propre à la philosophie allemande.

Dans l’ensemble, on ne saurait vraiment conseiller à des élèves de BTS, sauf s’ils ont suivi de nombreux cours de philosophie, la lecture d’un tel livre, certes court mais qui peut s’avérer très vite décourageant.

Citons cependant ci-dessous deux extraits à peu près abordables relatifs aux objets et, concernant l’autre thème au programme, le rêve, un passage décrivant le cinéma comme un médium onirique :

« [...] ce qui s’étiole de l’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, c’est son aura. Le processus est symptomatique ; sa portée déborde la sphère de l’art. La technique de reproduction – ainsi la désigne-t-on généralement – détache l’objet reproduit du cadre de la tradition. En multipliant les reproductions, elle remplace l’autorité de sa présence unique par une existence en masse. Et en autorisant la reproduction future à entrer en contact avec le récepteur à l’endroit où il se trouve, elle actualise l’objet reproduit ». (p. 22)

L.H.O.O.Q dans Ancien thème (2015-2016) :

Marcel Duchamp (1887-1955), « LHOOQ », dessin au crayon sur une carte postale de « La Joconde », 20 x 12 cm, 1919.

« Chaque jour se fait plus irrésistiblement sentir le besoin de rendre l’objet possédable par une proximité toujours plus intime, dans une image, mieux, dans une illustration, dans sa reproduction. Et il est évident que la reproduction, telle que le journal illustré et les actualités hebdomadaires la mettent à disposition, se distingue de l’image. Unicité et durée sont dans celle-ci étroitement imbriquées, autant que la fugacité et le caractère répétitif le sont dans la reproduction ». (p. 26)

Martin-Parr-MEP-Paris dans Fiches de lecture

Martin Parr (né en 1952), « Grand Paris » [spectateurs photographiant "La Joconde"]

« C’est là qu’intervient la caméra, avec ses propres ressources, ses plongées, ses coupes et plans de détail, ses plans longs et courts, sa capacité d’agrandissement et de réduction. A travers elle, nous faisons pour la première fois l’expérience de l’inconscient optique comme, par la psychanalyse, celle de l’inconscient pulsionnel. En outre, il existe les plus étroites connexions entre ces deux formes d’inconscient. Car les nombreux aspects que les appareils d’enregistrement peuvent gagner sur la réalité ne résident, pour la plupart, qu’en dehors du spectre normal de la perception sensorielle. De nombreuses déformations et stéréotypes, de métamorphoses et catastrophes qui peuvent atteindre le monde de l’optique au cinéma, l’affectent de fait dans les psychoses, les hallucinations et les rêves. Ainsi, ces types de procédés propres à la caméra sont autant de procédures grâce auxquelles la perception collective peut s’approprier les formes perceptives singulières du psychotique ou du rêveur. Le cinéma a ouvert une brèche dans l’antique vérité d’Héraclite – selon laquelle les éveillés ont un monde commun et les dormeurs chacun le leur ». (p. 77)

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