Archive de la catégorie ‘Expositions’

« Mon corps parle tout seul »

Mardi 12 septembre 2017

Corps parle

A voir prochainement au théâtre de Gennevilliers, une installation sonore et visuelle intitulée Mon corps parle tout seul :

http://www.theatre2gennevilliers.com/mon-corps-parle-tout-seul/

« Les Pierres sacrées des Maori »

Mercredi 30 août 2017

Maori

On peut voir au musée du Quai Branly jusqu’à la fin du mois de septembre, une exposition intitulée Les Pierres sacrées des maori. Cette exposition est très pédagogique : elle explique d’où viennent les « pounamou » (qu’on peut toucher sous leur forme brute), comment elles étaient et sont encore extraites et transportées à travers toute la Nouvelle-Zélande, transformées en pendentifs investis d’une très grande sacralité : malgré la banalisation de ce matériau auprès des touristes, les actuels descendants des Maori se transmettent toujours les objets en pounamou comme de précieuses reliques.

http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/la-pierre-sacree-des-maori-37511/

La « vie folle » d’Ed van der Elsken

Mercredi 30 août 2017
Rockers

Ed van der Elsken, « Rockers, Tokyo », 1984.

Le photographe et cinéaste néerlandais Ed van der Elsken (1925-1990) est exposé jusqu’au 24 septembre au Jeu de Paume à Paris : il a mené une vie de bohème à Saint-Germain-des-Prés, fait le tour du monde avec sa femme, rencontré les chasseurs d’éléphants du Centrafrique, fondé une famille en France avant de retourner en Hollande tout en se passionnant pour le Japon. Dans tous ces voyages et toutes ces expériences, van der Elsken a pris des photos et tourné des films, s’intéressant à tous les marginaux aussi bien qu’aux détails les plus infimes (les petits insectes de son jardin familial).

http://www.jeudepaume.org/?page=article&idArt=2691

EdVanderElsken

Ed van der Elsken, « Jumelles, Belgique », 1968.

« Les esprits, l’or et le chamane » à Nantes

Mercredi 30 août 2017
Chamane

Pendentif d’homme-léopard, musée de l’or de Bogotà

On peut voir jusqu’où 12 novembre 2017, au château des Ducs de Bretagne, à Nantes, une exposition intitulée Les esprits, l’or et le chamane. Cette exposition présente deux cents objets, essentiellement en or, provenant essentiellement des collections du musée de l’or de Bogotá, en Colombie, et couvrant une large partie de l’histoire de ce pays. Cette manifestation peut s’avérer intéressante pour les deux thèmes au programme du BTS : d’une part, beaucoup de ces objets ont été utilisés sur le corps des tribus colombiennes, comme boucles d’oreilles, ornements de nez, pectoraux, coiffes, etc. ; d’autre part, les populations indigènes croyaient en l’existence d’un monde parallèle dominé par les fantômes et les animaux (notamment le jaguar ou la chauve-souris), monde accessible grâce au recours à des drogues, absorbées lors de cérémonies accompagnées de musique et de tout un rituel destiné à sortir de l’ordinaire pour atteindre l’extraordinaire domaine des esprits.

http://www.chateaunantes.fr/fr/evenement/les-esprits-lor-et-le-chaman

« Tatoueurs, tatoués »

Mardi 29 août 2017

Tatoueurs

Le musée du quai Branly a proposé en 2014-2015 une exposition intitulée Tatoueurs, tatoués dont la page web encore consultable peut s’avérer intéressante pour le thème « Corps naturel, corps artificiel » :

http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/tatoueurs-tatoues-35253/

« Cheveux chéris »

Lundi 28 août 2017

Cheveux

Le musée du Quai Branly a présenté en 2012-2013 une très intéressante exposition intitulée Cheveux chéris. Frivolités et trophées. Il y était question des cheveux dans toutes les civilisations et sous toutes les formes, longs ou courts, bruns ou blonds, naturels ou artificiels, cachés ou exhibés… A lire ci-dessous, le dossier de presse de cette exposition :

http://www.quaibranly.fr/uploads/tx_gayafeespacepresse/MQB_CP_CHEVEUX_CHERIS.pdf

Rêve d’éternité au muséum d’histoire naturelle de Nantes

Samedi 5 août 2017

Le muséum d’histoire naturelle de Nantes propose jusqu’au 12 mars 2018 une exposition qui peut s’avérer intéressante pour le thème du corps et même, d’une certaine manière, pour le thème de l’extraordinaire. Cette exposition est intitulée Éternité, rêve humain et réalités de la science. On y découvre les êtres vivant le plus longtemps, des requins du Groenland aux palourdes d’Islande atteignant plusieurs centaines d’années en passant par les séquoias géants plurimillénaires. Mais aussi ceux qui sont capables de régénérer tout ou partie de leur corps comme les salamandres, les lézards ou certaines méduses. Certains animaux sont par ailleurs capables de supporter des froids extrêmes, voire de survivre dans le vide spatial… Mais l’essentiel concerne les hommes puisque la quête de l’éternité a toujours fait partie des grands rêves de l’humanité : on suit cette quête des momies égyptiennes aux derniers progrès de la science, avec l’évocation des causes du vieillissement et des moyens d’y remédier, soit par le biais de manipulations génétiques, soit par le recours à des prothèses mécaniques. L’ensemble est très abordable et très intéressant.

http://www.museum.nantes.fr/pages/18-expo_evenement/expo_eternite/accueil.htm

http://www.museum.nantes.fr/pages/18-expo_evenement/expo_eternite/DP_expo_eternite.pdf

Museum Nantes

Les « bioméchanoïdes » d’Hansruedi Giger à Nantes

Lundi 31 juillet 2017
Giger

Giger

Le Lieu unique de Nantes propose, jusqu’au 27 août, une très complète rétrospective (gratuite) de l’oeuvre de l’artiste suisse Hansruedi Giger (1940-2014). Giger est surtout connu pour sa contribution fondamentale à l’esthétique de la série Alien : on lui doit les décors et les costumes qui font une grande partie de l’intérêt de ce film, et il est aussi l’inventeur de la créature monstrueuse, mi-animale, mi- machine qui donne son titre au film. Giger a contribué à de très nombreux films fantastiques et à quelques chefs-d’oeuvres de science-fiction. Il a de ce fait profondément influencé la culture moderne dans ce qu’elle a de plus sombre, qu’il s’agisse de l’imagerie des groupes de hard-rock, de l’esthétique des jeux vidéo et d’un large pan du cinéma d’horreur contemporain. L’exposition montre bien que son travail pour le cinéma s’est fondé sur une oeuvre préexistante faite de peintures et de sculptures toujours très noires, souvent dérangeantes, parfois considérées comme pornographiques et elles-mêmes inspirées des auteurs fantastiques, de la peinture romantique ou des poètes décadents de la fin du dix-neuvième siècle. Mais s’il s’inscrit dans l’histoire de l’art, l’univers de Giger est vraiment singulier : il est l’un des premiers à avoir imaginé la fusion des hommes et des machines dans ce qu’il a appelé des « bioméchanoïdes ».

http://www.lelieuunique.com/evenement/h-r-giger/

Bilal

Bilal

Signalons, parmi les artistes qui se sont probablement inspirés de Giger, le Français Enki Bilal, dont le musée des Arts et métiers avait proposé, il y a quelques années, une exposition intitulée Mécanhumanimal, très proche, quoiqu’un peu moins sombre, de celle de l’esprit de Giger.

Les hyperréalistes hongrois

Mercredi 26 juillet 2017

L’institut culturel hongrois de Paris présentait récemment une exposition intitulée Agrandissement, consacrée à la très méconnue école de peinture hyperréaliste hongroise. Ces artistes ont émergé à partir des années 1970, dans une Hongrie située derrière le Rideau de fer, et ils sont toujours très actifs. Ils reproduisent le plus fidèlement possible la réalité, de manière quasiment photographique, mais sous la forme de tableaux et en utilisant les techniques de la peinture. Leurs sujets étaient autrefois choisis dans la vie quotidienne, dans le but probable d’éviter la censure politique. Mais les membres de cette école et leurs héritiers contemporains n’hésitent pas à choisir de nos jours des sujets plus polémiques. Parmi les artistes intéressants dont des œuvres étaient présentées à Paris, on peut signaler celles de Laszlo Feher (né en 1953) et celles, très perturbantes, d’Istvan Nyari (né en 1952).

http://www.parizs.balassiintezet.hu/fr/programmes/archive/210021-archive-2017/1434-agrandissement-artistes-hyperrealistes-hongrois-des-annees-1960-a-nos-jours/

Feher

Laszlo Feher, « Child with sunglasses », 180 x 250 cm, 2013.

Nyari

Istvan Nyari, « Dance of the death », 150 x 200 cm, 2011.

Le Golem, une extraordinaire créature artificielle

Vendredi 14 juillet 2017

On peut voir jusqu’au 16 juillet, au musée d’art et d’histoire du judaïsme une très bonne exposition consacrée au Golem. D’après le folklore pragois du dix-neuvième siècle, le Golem est un être mythique, créé à la Renaissance par un rabbin de Prague afin d’accomplir tous ses souhaits mais ayant finalement échappé au contrôle de son créateur, poussant ce dernier à le faire disparaître. On peut trouver en Adam, le premier homme de la Bible, une préfiguration du Golem, comme lui créé à partir d’argile. On trouve aussi des traces de créatures équivalentes dans les textes magiques juifs du Moyen Âge. Mais c’est à partir du vingtième siècle que le Golem devient une figure très populaire : l’auteur pragois germanophone Gustav Meyrink (1868-1932) en fait le personnage principal de son roman fantastique éponyme de 1915, Le Golem, ouvrant la voie à de nombreux auteurs qui vont adapter son œuvre, au théâtre et au cinéma (les expressionnistes allemands des années 1920 et les réalisateurs tchécoslovaques à partie de 1945 notamment). Parallèlement, le Golem devient une sorte d’idole populaire des communautés juives d’Europe de l’Est régulièrement victimes de pogroms dans l’empire russe et, un peu plus tard, des persécutions antisémites nazies. Les auteurs des premiers comics américains, souvent issus de ces communautés juives persécutées, perpétuent pendant et après la Deuxième Guerre mondiale l’image du Golem comme un dangereux redresseur de torts alors qu’entretemps les auteurs allemands et tchèques en ont quant à eux fait un précurseur des premiers robots, repris en cela par les pionniers de la robotique aux États-Unis et au Japon. L’exposition est donc très riche et le site Internet fournit de nombreuses ressources pour prolonger la réflexion sur l’extraordinaire corps artificiel du Golem… On y trouve entre autres des fiches sur les films dont des extraits sont présentés dans l’exposition, un dossier pédagogique et un copieux dossier de presse qui peuvent tous servir à étudier le nouveau thème de culture générale du BTS.

https://www.mahj.org/fr/programme/golem-avatars-d-une-legende-d-argile-4780

https://www.mahj.org/sites/mahj.org/files/golem_dp.pdf

https://www.mahj.org/sites/mahj.org/files/dossier_presse_golem.pdf

golem-visuel-exposition

Photo du film allemand de 1920 de Paul Wegener, « Le Golem, comment il vint au monde ».

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