Archive de la catégorie ‘Cinéma’

« Duel » et « Jaws »

Vendredi 7 juillet 2017

Steven Spielberg est devenu un réalisateur un peu pénible, auteur de films à gros budget, souvent très poussifs. Mais, au début de sa carrière, dans les années 1970, il savait habilement et même très brillamment susciter l’angoisse des spectateurs avec très peu de moyens, en confrontant ses personnages à l’inquiétante étrangeté du quotidien comme dans Duel, son premier film de 1971. C’est bien sûr aussi le cas avec Jaws (Les Dents de la mer), qui a terrorisé tous les vacanciers de 1975 en montrant les ravages d’un grand requin féroce dans une paisible station balnéaire…

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

« Délivrance » et « La Colline a des yeux »

Mardi 4 juillet 2017

Le cinéma américain des années 1970 a beaucoup joué sur la peur suscitée par ce qui restait de foncièrement sauvage dans les marges de l’immense territoire des Etats-Unis. Les scénarios de cette époque confrontaient parfois de simples citoyens, souvent citadins, aux mœurs étranges voire déviantes des habitants des zones rurales.

Dans Délivrance (1972) de John Boorman, un groupe de quadras un peu beaufs organise ainsi une partie de chasse au fin fond de la Géorgie. Dans un premier temps, les chasseurs prennent de haut les rares habitants du secteur, apparemment tous consanguins et attardés ; mais ils comprennent petit à petit qu’ils vont devenir les proies de ces derniers…  

Image de prévisualisation YouTube

Dans La Colline a des yeux de Wes Craven, sorti en 1976 et ressorti au cinéma en 2016, c’est une famille américaine des plus banales qui, à la suite d’une panne en plein désert du Nevada, se retrouve elle aussi confrontée à une nature hostile et à des autochtones effrayants…

Image de prévisualisation YouTube

« La Moustache », « L’Adversaire », « A l’origine » : l’extraordinaire au cinéma

Vendredi 30 juin 2017

Présent dans la bibliographie du thème de l’extraordinaire pour son roman D’autres vies que la mienne, l’écrivain Emmanuel Carrère pourrait aussi y figurer pour d’autres œuvres. On lui doit en effet le film La Moustache (2005), tiré de son roman éponyme de 1986, et le scénario de L’Adversaire (2002) filmé par Nicole Garcia à partir d’un scénario qu’il a tiré de son propre livre portant le même titre paru en 2000. Le personnage principal de La Moustache, incarné par Vincent Lindon, décide du jour au lendemain de se raser la moustache, décision banale mais aux conséquences bien visibles ; et pourtant, personne dans son entourage ne remarque ce changement, ses collègues et ses proches vont même jusqu’à nier qu’il ait jamais porté une moustache, ce qui le fait naturellement douter de son propre bon sens… Dans L’Adversaire, le personnage inspiré de Jean-Claude Roman et incarné par Daniel Auteuil apparaît comme un époux, un père, un gendre et un fils idéal… tout en menant une double vie qui le plonge dans des contradictions de plus en plus difficiles à supporter.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

On retrouve François Cluzet, qui joue dans L’Adversaire, dans un autre film évoquant une imposture. Dans A l’origine, de Xavier Giannolli (2009), il incarne un professionnel du BTP chargé de grands travaux dans une région déshéritée, professionnel très efficace mais qui s’avère rapidement ne pas tout faire dans les règles et ne pas disposer de toutes les autorisations ni de tous les fonds nécessaires pour mener les travaux entrepris…

Image de prévisualisation YouTube

« Mulholland drive »

Mercredi 31 mai 2017

A voir ou à revoir au cinéma, Mulholland drive, le sombre et mystérieux film de l’Américain David Lynch  qui ressort ces jours-ci. Le film date de 2001, avant que l’œuvre de Lynch devienne de plus en plus difficile à appréhender pour le grand public. Ceux qui ne connaissent pas l’univers du réalisateur auront déjà beaucoup à faire avec Mulholland drive qui raconte l’histoire d’une apprentie comédienne tentant de faire carrière à Hollywood et rencontrant à cette occasion des gens étranges, notamment une femme brune avec laquelle sa relation devient rapidement fusionnelle. Le reste est impossible à raconter, mais peut parfaitement illustrer le thème de l’extraordinaire dans ce qu’il a de plus dérangeant. A retenir notamment, le récit d’une histoire terrifiante, récit fait dans le plus banal des cafés de Los Angeles…

Image de prévisualisation YouTube

« Get out »

Mercredi 31 mai 2017

Encore visible dans certains cinémas, le film américain Get out montre comment une situation banale peut basculer dans l’extraordinaire. Le héros du film file le parfait amour avec sa fiancée, mais il est noir et elle est blanche, ce qui peut encore de nos jours susciter des problèmes dans la société américaine. Le personnage principal est donc très prudent quand il se retrouve invité chez ses beaux-parents qui ne savent pas encore qu’il est afro-américain. Il est encore plus anxieux après avoir percuté une biche sur le trajet, ce qui lui vaut d’être interrogé par un policier local un peu raciste. Mais il ne s’attend pas à ce qui va lui arriver, c’est-à-dire le pire…

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19565427&cfilm=241160.html

Get out

« Alien Covenant »

Vendredi 19 mai 2017

Le dernier film de la série Alien est sorti le 10 mai 2017. Il prend la suite du précédent, Prometheus, et se place donc en fait avant le premier épisode de la série… Le scénario résout une partie des énigmes posées par les précédents Alien, sans apporter cependant toutes les réponses attendues. Le film peut s’avérer intéressant pour le personnage double de robot incarné par Michael Fassbender : comme dans presque tous les épisodes de la saga Alien et comme c’est souvent le cas au cinéma, les robots rêvent d’acquérir une âme, de devenir humains malgré leur corps artificiel. On peut aussi voir le film pour le plaisir de découvrir « l’organisme parfait » que constitue l’extraordinaire créature…

Image de prévisualisation YouTube

« Tunnel »

Vendredi 19 mai 2017

En Corée du Sud, un cadre rentre chez lui en voiture après une dure journée de travail. Il s’apprête à célébrer l’anniversaire de sa fille pour laquelle il a acheté un gâteau d’anniversaire. Mais quand il passe sous un tunnel quelques craquements se font entendre et c’est le début d’une aventure extraordinaire… Un film sorti le 3 mai et encore visible au cinéma :

Image de prévisualisation YouTube

Life, origine inconnue

Mardi 2 mai 2017

On peut voir au cinéma en ce moment Life, origine inconnue, un film qui raconte l’histoire extraordinaire d’astronautes de la Station spatiale internationale confrontés à une forme de vie martienne très agressive… bien loin des gentils extraterrestres de Premier contact et de l’extraordinaire quotidien de l’astronaute français Thomas Pesquet.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

« Freaks » : la « monstrueuse parade » reprise au cinéma

Lundi 3 avril 2017

Le classique hollywoodien Freaks ressort sur les écrans dans une très bonne version. Ce film de 1932 se déroule dans un cirque spécialisé en phénomènes de foire : lilliputiens, femme à barbe, homme-tronc, sœurs siamoises… Dans ce film, tous ces personnages lourdement handicapés vivent bien leur particularité tant qu’ils ne sont pas confrontés aux railleries des gens normaux. La spécificité de Freaks, c’est que les personnages sont joués – souvent très bien – par d’authentiques handicapés, ce qui nous vaut quelques scènes d’anthologie : on découvre ainsi, non sans un certain malaise, comment l’homme-tronc allume une cigarette… L’ensemble nous montre les corps difformes d’individus auxquels l’humanité n’est cependant jamais déniée : quelques années avant que l’eugénisme aboutisse aux pires horreurs nazies, le réalisateur Tod Browning plaide ainsi ouvertement pour l’égalité de tous, y compris les handicapés mentaux les plus lourdement touchés.

Image de prévisualisation YouTube

« Premier contact »

Lundi 19 décembre 2016

Dans le film de science-fiction Premier contact, récemment sorti au cinéma, la mémoire n’occupe a priori pas un rôle central. Il y est question, comme son titre l’indique, du « premier contact » entre les humains et une espèce extraterrestre, apparemment bien plus développée que la nôtre. L’héroïne est une linguiste renommée, chargée de décrypter la langue des extraterrestres. Mais on s’aperçoit peu à peu au cours du film que les souvenirs et les projections dans le futur jouent un rôle déterminant dans la personnalité de cette linguiste et donc dans le dénouement de l’histoire. Ce film montre par ailleurs comment une scientifique soumise au quotidien de la vie universitaire est confrontée à des événements extraordinaires.

Image de prévisualisation YouTube

123456...8