Archive de la catégorie ‘Cinéma’

« Mulholland drive »

Mercredi 31 mai 2017

A voir ou à revoir au cinéma, Mulholland drive, le sombre et mystérieux film de l’Américain David Lynch  qui ressort ces jours-ci. Le film date de 2001, avant que l’œuvre de Lynch devienne de plus en plus difficile à appréhender pour le grand public. Ceux qui ne connaissent pas l’univers du réalisateur auront déjà beaucoup à faire avec Mulholland drive qui raconte l’histoire d’une apprentie comédienne tentant de faire carrière à Hollywood et rencontrant à cette occasion des gens étranges, notamment une femme brune avec laquelle sa relation devient rapidement fusionnelle. Le reste est impossible à raconter, mais peut parfaitement illustrer le thème de l’extraordinaire dans ce qu’il a de plus dérangeant. A retenir notamment, le récit d’une histoire terrifiante, récit fait dans le plus banal des cafés de Los Angeles…

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« Get out »

Mercredi 31 mai 2017

Encore visible dans certains cinémas, le film américain Get out montre comment une situation banale peut basculer dans l’extraordinaire. Le héros du film file le parfait amour avec sa fiancée, mais il est noir et elle est blanche, ce qui peut encore de nos jours susciter des problèmes dans la société américaine. Le personnage principal est donc très prudent quand il se retrouve invité chez ses beaux-parents qui ne savent pas encore qu’il est afro-américain. Il est encore plus anxieux après avoir percuté une biche sur le trajet, ce qui lui vaut d’être interrogé par un policier local un peu raciste. Mais il ne s’attend pas à ce qui va lui arriver, c’est-à-dire le pire…

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19565427&cfilm=241160.html

Get out

« Alien Covenant »

Vendredi 19 mai 2017

Le dernier film de la série Alien est sorti le 10 mai 2017. Il prend la suite du précédent, Prometheus, et se place donc en fait avant le premier épisode de la série… Le scénario résout une partie des énigmes posées par les précédents Alien, sans apporter cependant toutes les réponses attendues. Le film peut s’avérer intéressant pour le personnage double de robot incarné par Michael Fassbender : comme dans presque tous les épisodes de la saga Alien et comme c’est souvent le cas au cinéma, les robots rêvent d’acquérir une âme, de devenir humains malgré leur corps artificiel. On peut aussi voir le film pour le plaisir de découvrir « l’organisme parfait » que constitue l’extraordinaire créature…

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« Tunnel »

Vendredi 19 mai 2017

En Corée du Sud, un cadre rentre chez lui en voiture après une dure journée de travail. Il s’apprête à célébrer l’anniversaire de sa fille pour laquelle il a acheté un gâteau d’anniversaire. Mais quand il passe sous un tunnel quelques craquements se font entendre et c’est le début d’une aventure extraordinaire… Un film sorti le 3 mai et encore visible au cinéma :

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Life, origine inconnue

Mardi 2 mai 2017

On peut voir au cinéma en ce moment Life, origine inconnue, un film qui raconte l’histoire extraordinaire d’astronautes de la Station spatiale internationale confrontés à une forme de vie martienne très agressive… bien loin des gentils extraterrestres de Premier contact et de l’extraordinaire quotidien de l’astronaute français Thomas Pesquet.

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« Freaks » : la « monstrueuse parade » reprise au cinéma

Lundi 3 avril 2017

Le classique hollywoodien Freaks ressort sur les écrans dans une très bonne version. Ce film de 1932 se déroule dans un cirque spécialisé en phénomènes de foire : lilliputiens, femme à barbe, homme-tronc, sœurs siamoises… Dans ce film, tous ces personnages lourdement handicapés vivent bien leur particularité tant qu’ils ne sont pas confrontés aux railleries des gens normaux. La spécificité de Freaks, c’est que les personnages sont joués – souvent très bien – par d’authentiques handicapés, ce qui nous vaut quelques scènes d’anthologie : on découvre ainsi, non sans un certain malaise, comment l’homme-tronc allume une cigarette… L’ensemble nous montre les corps difformes d’individus auxquels l’humanité n’est cependant jamais déniée : quelques années avant que l’eugénisme aboutisse aux pires horreurs nazies, le réalisateur Tod Browning plaide ainsi ouvertement pour l’égalité de tous, y compris les handicapés mentaux les plus lourdement touchés.

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« Premier contact »

Lundi 19 décembre 2016

Dans le film de science-fiction Premier contact, récemment sorti au cinéma, la mémoire n’occupe a priori pas un rôle central. Il y est question, comme son titre l’indique, du « premier contact » entre les humains et une espèce extraterrestre, apparemment bien plus développée que la nôtre. L’héroïne est une linguiste renommée, chargée de décrypter la langue des extraterrestres. Mais on s’aperçoit peu à peu au cours du film que les souvenirs et les projections dans le futur jouent un rôle déterminant dans la personnalité de cette linguiste et donc dans le dénouement de l’histoire. Ce film montre par ailleurs comment une scientifique soumise au quotidien de la vie universitaire est confrontée à des événements extraordinaires.

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« Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson

Mercredi 15 juin 2016

Sylvain Tesson est un auteur français, né en 1972, spécialisé dans les récits de voyages. Il a publié en 2011 Dans les forêts de Sibérie. Il ne s’agit pas d’un roman mais d’un récit autobiographique évoquant une expérience extraordinaire : l’auteur a en effet passé six mois complètement isolé dans une cabane au bord du lac Baïkal, au cœur de la Sibérie. Dans le livre qui se présente comme un journal de bord de son aventure, S. Tesson évoque longuement le lac, les forêts enneigées, la météo et notamment les températures glaciales. Il explique comment il survit en coupant du bois, en pêchant sous la glace, en subvenant presque seul à l’ensemble de ses besoins. En effet, il n’est accompagné que de deux petits chiens et ne reçoit que de rares visites de ses lointains voisins russes. Il n’a que de très rares contacts avec la France mais apprend cependant que son amie profite de l’expérience pour l’abandonner. Il surmonte la déception et l’ensemble de ses difficultés en adoptant le fatalisme désespéré mais néanmoins jovial des Russes et en se réconfortant grâce aux paysages sublimes et changeants qui s’offrent chaque jour à son regard. Il recourt aussi abondamment à la réserve de cigares qu’il a emportée et consomme, seul ou accompagné de ses amis russes, de grandes quantités de vodka.

L’ensemble correspond tout à fait au thème de l’extraordinaire au programme du BTS (le livre fait d’ailleurs partie de la bibliographie du Bulletin officiel). Le livre est assez facile à lire, l’auteur alternant rapidement des considérations sur la grandeur de la nature et l’évocation très vivante de ses soucis plus quotidiens. Dans les forêts de Sibérie a par ailleurs été adapté au cinéma en 2016.

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« The Revenant »

Lundi 14 mars 2016

Leonardo Di Caprio était prêt à tout pour obtenir enfin l’oscar, y compris à incarner, dans des conditions de tournages difficiles, un personnage repoussant toutes les limites pour assouvir une vengeance, survivant à un ensevelissement vivant, nageant dans un fleuve glacé et se nourrissant de viande crue, après une chute à cheval d’une falaise, des attaques d’Indiens et de trappeurs, le tout dans un froid glacial… Un héros littéralement « extraordinaire » victime de « traumatismes » qui « coupent le souffle et la parole » (selon le texte du Bulletin officiel définissant le nouveau thème du BTS), à voir dans The Revenant le dernier film du Mexicain Inarritu :

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La mémoire et le souvenir au cinéma

Vendredi 28 août 2015

Deux films visibles en ce moment sur les écrans de cinéma évoquent le souvenir et la mémoire. Il s’agit d’une part de Floride qui traite de l’Alzheimer d’un personnage incarné par Jean Rochefort, d’autre part d’Amnesia, film dont le personnage principal a rompu avec ses origines germaniques par rejet du passé nazi de l’Allemagne. Amnesia est lourdement plombé par un scénario incroyablement manichéen que les acteurs peinent beaucoup à incarner et Floride ne semble pas promis à un grand succès d’après les critiques. On peut préférer à ces deux films deux autres sortis l’année dernière sur des sujets comparables : Still Alice sur l’Alzheimer et le très bon Labyrinthe du silence bien plus divertissant et probablement beaucoup plus juste qu’Amnesia sur les zones d’ombres mémorielles de l’histoire allemande. On peut aussi retenir que la mémoire et le souvenir n’en finissent pas d’inspirer les cinéastes.

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