Archive de la catégorie ‘Chanson/Musique’

« Marcia baila »

Jeudi 14 septembre 2017

En 1984, le groupe français Rita Mitsouko sortait Marcia baila. Devenue un classique de la variété rock française, cette chanson a connu un destin assez extraordinaire (évoqué dans la page web ci-dessous). Elle peut aussi servir pour le BTS dans la mesure où il s’agit d’un hommage au corps et à la vivacité d’une danseuse précocement disparue.

http://www.lexpress.fr/culture/musique/marcia-baila-des-rita-mitsouko-un-hymne-a-l-amor_1562747.html

Image de prévisualisation YouTube

« Never say never »

Vendredi 1 septembre 2017

Dans la vidéo ci-dessous, accompagnant la chanson Never say never (2014) du groupe britannique Basement Jaxx, on peut voir des scientifiques japonais tenter de reproduire des mouvements de danse à partir d’un corps artificiel :

Image de prévisualisation YouTube

L’enfer quotidien

Vendredi 18 août 2017

Quand elle prend une forme maladive et obsessionnelle, la jalousie peut complètement pourrir le quotidien d’un couple. C’est ce que montre le film de Claude Chabrol de 1994 intitulé L’Enfer. Inspiré d’un film resté inachevé d’Henri-Georges Clouzot, de 1964, L’Enfer de Chabrol nous montre un personnage incarné par François Cluzet sombrant peu à peu dans la folie par jalousie envers sa femme, jouée par Emmanuelle Béart.

Image de prévisualisation YouTube

A écouter aussi ci-dessous, une chanson de 1995 justement intitulée Diary hell :

Image de prévisualisation YouTube

« Are ‘friends’ electric? »

Mardi 1 août 2017

En 1979, le groupe britannique Tubeway Army, avec à sa tête Gary Numan, sortait Are Friends electric?, un des premiers succès de la New Wave, aux rythmiques délibérément synthétiques et aux paroles inspirées du roman de Philip K. Dick de 1966 Do Androids dream of electric sheeps. Ce roman est souvent publié en France sous le titre Blade Runner puisqu’il a inspiré le film éponyme de Ridley Scott de 1982. Le livre, la chanson et le film évoquent des personnages vivant dans un futur proche et ignorant qui sont, dans leur entourage, les vrais humains, les robots humanoïdes et les androïdes, hybrides entre l’homme et la machine.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

« VIP», « Common people » et Martin Parr

Mardi 11 juillet 2017

En 1986, Françoise Hardy sortait une chanson intitulée VIP, consacrée à une « très importante personne » passant de palaces en limousines tout en buvant du whisky Glenmorangie…

Image de prévisualisation YouTube

Dix ans plus tard, Jarvis Cocker du groupe anglais Pulp (grand admirateur de F. Hardy) évoquait dans Common People une femme qui désirait être initiée par son nouveau fiancé à la vie de tous les jours des gens ordinaires, dans une société britannique encore très marquée par les appartenances de classe (l’album dont est tiré le single Common People s’intitulait d’ailleurs Different Class).

Image de prévisualisation YouTube

Le photographe anglais Martin Parr (né en 1952) est un des meilleurs observateurs de cette société anglaise depuis les années 1970. On lui doit une série sur la jet-set internationale (les fameux VIP…), mais aussi une série sur les derniers représentants de la working class britannique, mise à mal par la politique sociale de Tatcher. Il a aussi travaillé dans la série Small World sur ces touristes qui vont au bout du monde visiter des lieux extraordinaires et y photographient leurs proches dans les attitudes les plus banales ou ridicules. Soulignons que même si M. Parr a beaucoup d’humour et s’attache volontiers à la bêtise de ses contemporains, il le fait sans aucune méchanceté, ne méprisant jamais les personnages qu’il photographie (il est d’ailleurs lui-même à la tête d’une immense et très décalée collection d’objets de propagande du monde entier…).

Luxe 2009

Martin Parr, série « Luxury », 2009.

Elvira

Martin Parr, série « The Last resort », 1983-1985.

Small World

Martin Parr, série « Small World », 1987-1994.

Kraftwerk, « The Man Machine » et The Horrors, « Machine »

Vendredi 7 juillet 2017

Il est toujours difficile de citer des chansons dans l’écriture personnelle du BTS, mais il n’est pas interdit d’essayer…

En 1978, par exemple, le groupe allemand Kraftwerk publiait un album intitulé The man Machine qui peut s’avérer intéressant pour le nouveau thème de culture générale.

La chanson éponyme est à écouter ci-dessous :

Image de prévisualisation YouTube

On peut aussi écouter, tirées du même album, The RobotsThe Model et Metropolis (inspirée par le film du même titre de Fritz Lang) : 

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

Inspiré par la musique savante, par l’esthétique des artistes constructivistes russes  et des cinéastes expressionnistes allemands ainsi que par l’ambiance industrielle de leur ville d’origine de Düsseldorf, le groupe allemand est considéré comme un précurseur de toute la musique populaire électronique moderne. Il s’est aussi distingué par des concerts « robotiques » dominés, dès la fin des années 1970, par le numérique sous toutes ses formes.

Image de prévisualisation YouTube

On peut aussi citer le titre Machine du groupe anglais The Horrors  (visible sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris pour un concert gratuit le 8 juillet 2017), titre dont la pochette est illustrée de ce qui ressemble à une prothèse cardiaque constituée de visages humains (ou une main artificielle amputée de certains doigts) et dont l’ambiance musicale rappelle Depeche Mode, très influencé à ses débuts par… Kraftwerk.

Image de prévisualisation YouTube

A oublier tout de suite et définitivement

Dimanche 24 mai 2015

L’industrie musicale française s’est ridiculisée à plusieurs reprises à l’occasion du concours de l’Eurovision. Tout d’abord en participant à une manifestation en elle-même assez consternante par son niveau artistique et par des déchaînements de patriotisme qui n’ont pas grand chose à envier (à part la violence) à ceux des pires supporteurs de club de football. Ensuite, en envoyant pour représenter la France une chanteuse et une chanson ne correspondant en rien au profil des derniers lauréats : alors que les récents vainqueurs étaient presque tous des post-adolescents gominés ou des lolitas peroxydées chantant des inepties en anglais (quel que soit par ailleurs le pays qu’ils étaient censés représenter), voire des chanteuses à barbe (cf. Conchita Wurst qui a gagné pour le compte de l’Autriche en 2014), la France avait placé en 2015 tous ses espoirs en Lisa Angell chargée de chanter N’oubliez pas, chanson affligeante apparemment consacrée à la Deuxième Guerre mondiale (si l’on croit la vidéo diffusée en arrière-plan de sa prestation ainsi qu’un clip visible sur Youtube). Le pire est que la chanteuse et son producteur ne comprennent pas pourquoi ils n’ont récolté que quatre points (contre 365 au vainqueur suédois…), finissant à la vingt-cinquième place sur 27. Quant à la directrice des programmes de France 2, elle menace de boycotter l’Eurovision l’année prochaine compte tenu des considérations « géopolitiques » qui incitent certains pays à voter pour d’autres et à ignorer systématiquement la France… L’ensemble prouve qu’on ne fait pas de bonnes chansons avec de bons sentiments et qu’on n’a pas intérêt à manipuler à la légère le souvenir d’événements historiques qui ont frappé l’ensemble du continent.

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Nostalgie en chansons

Samedi 4 avril 2015

Encore quelques chansons nostalgiques pour aborder le thème de culture générale de 2016-2017.

Du côté français, Rock collection de Laurent Voulzy qui se penchait dès 1977 avec nostalgie sur les classiques du rock anglo-saxons des années 1960 :

Image de prévisualisation YouTube

Drouot, une chanson de Barbara de 1987 sur les souvenirs liés aux objets vendus aux enchères :

Image de prévisualisation YouTube

Moins pesant mais tout aussi nostalgique, 1979 des Smashing Pumpkins sur un album de 1995 justement intitulé Mellon collie and the infinite sadness :

Image de prévisualisation YouTube

Un an plus tôt, la chanteuse de Hole, Courtney Love, avait évoqué de façon moins sophistiquée et moins enthousiaste le souvenir d’années passées dans la petite ville d’Olympia :

Image de prévisualisation YouTube

Et enfin, Yesterday, un classique des Beatles de 1965 sur la nostalgie d’un amour où tout était plus simple au début : 

Image de prévisualisation YouTube

 

La nostalgie en chansons

Samedi 21 mars 2015

Quelques chansons marquées par la nostalgie, en vrac :

Les Jolies colonies de vacances de Pierre Perret, de 1966, sympathique rengaine sur le bon temps des colonies, à rapprocher du succès récent de films rétro comme Les Choristes ou Le Petit Nicolas et par ailleurs relativement facile à citer le jour du BTS car probablement connue de tous les correcteurs (une des radios diffusant ce type de chansons s’appelle d’ailleurs Nostalgie) :

Image de prévisualisation YouTube

Porque te vas est une chanson espagnole de 1975 chantée par une certaine Jeannette et composée pour un film assez sombre de Carlos Saura, Cria cuervos, dans lequel une petite fille se réfugie dans ses rêves et ses souvenirs pour fuir l’ambiance pesante de sa famille au crépuscule du franquisme :

Image de prévisualisation YouTube

Quelques années plus tard, dans l’Angleterre morose de Margaret Tatcher, paraît It’s a fine day (1983), une courte chanson a cappella teintée de nostalgie :

Image de prévisualisation YouTube

En 1990, les britanniques de The Cure donnent aussi dans la nostalgie avec Pictures of you, évoquant l’image d’un amour perdu persistant à travers des photos :

Image de prévisualisation YouTube

Avec le groupe britannique Pulp, c’est la nostalgie de la première fois qu’illustre Do you remeber the first time (1994) :

Image de prévisualisation YouTube

L’Américaine Chain Marshall de Cat Power passe en revue ses anciens camarades de classe perdus de vue, devenus de simples noms, dans Names (2003), comme dans une version très triste du phénomène Copains d’avant  :

Image de prévisualisation YouTube

I go to sleep est une chanson des Kinks (1965) popularisée par les Pretenders (dans une version de 1981) et ici reprise en 2010 par une chanteuse allemande appelée Anika :

Image de prévisualisation YouTube

Et, plus récemment, une chanson intitulée Can’t remember to forget you (2014) qui n’est pas tant une réflexion sur la nostalgie, l’oubli et la mémoire… qu’une « rencontre au sommet » entre Shakira et Rihanna :

Image de prévisualisation YouTube

Que retenir de tout cela : 1) qu’il semble très difficile de citer des chansons dans l’épreuve d’écriture personnelle du BTS, car les goûts musicaux sont loin d’être universels et moins consensuels, probablement, qu’en matière de littérature ou de cinéma ; 2) que la nostalgie est, pour les musiciens plus encore peut-être que pour les autres artistes, une inépuisable source d’inspiration ce qui, en soi, peut par contre être cité comme un fait marquant si le sujet s’y prête.

« Je me souviens » en chansons

Vendredi 6 mars 2015

En 1960, à l’aube d’une interminable carrière, Johnny Halliday se penchait avec nostalgie sur ses souvenirs, malgré ses 17 ans : 

Image de prévisualisation YouTube

4 ans plus tard, son contemporain Claude François chantait J’y pense et puis j’oublie

Image de prévisualisation YouTube

En 1966, Jacques Dutronc chantait quant à lui Et moi, et moi, et moi, hymne ironique à l’égoïsme dont le refrain est justement « J’y pense et puis j’oublie » :

Image de prévisualisation YouTube

A la même époque, la nostalgie inspirait aussi les chanteurs anglo-saxons. Les Beatles se rappelaient par exemple leur jeunesse pas si lointaine dans Penny Lane et Strawberry Fields Forever (tous deux de 1967)

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

On peut aussi signaler, du côté anglo-saxon, As time goes by (1931) qui sert de musique au film Casablanca (1942) :

Image de prévisualisation YouTube

Et enfin, la chanson Emily Kane (2005) du groupe britannique Art brut qui évoque le souvenir persistant d’un amour de collège :

Image de prévisualisation YouTube

 

1234