Archive de la catégorie ‘Chanson/Musique’

A oublier tout de suite et définitivement

Dimanche 24 mai 2015

L’industrie musicale française s’est ridiculisée à plusieurs reprises à l’occasion du concours de l’Eurovision. Tout d’abord en participant à une manifestation en elle-même assez consternante par son niveau artistique et par des déchaînements de patriotisme qui n’ont pas grand chose à envier (à part la violence) à ceux des pires supporteurs de club de football. Ensuite, en envoyant pour représenter la France une chanteuse et une chanson ne correspondant en rien au profil des derniers lauréats : alors que les récents vainqueurs étaient presque tous des post-adolescents gominés ou des lolitas peroxydées chantant des inepties en anglais (quel que soit par ailleurs le pays qu’ils étaient censés représenter), voire des chanteuses à barbe (cf. Conchita Wurst qui a gagné pour le compte de l’Autriche en 2014), la France avait placé en 2015 tous ses espoirs en Lisa Angell chargée de chanter N’oubliez pas, chanson affligeante apparemment consacrée à la Deuxième Guerre mondiale (si l’on croit la vidéo diffusée en arrière-plan de sa prestation ainsi qu’un clip visible sur Youtube). Le pire est que la chanteuse et son producteur ne comprennent pas pourquoi ils n’ont récolté que quatre points (contre 365 au vainqueur suédois…), finissant à la vingt-cinquième place sur 27. Quant à la directrice des programmes de France 2, elle menace de boycotter l’Eurovision l’année prochaine compte tenu des considérations « géopolitiques » qui incitent certains pays à voter pour d’autres et à ignorer systématiquement la France… L’ensemble prouve qu’on ne fait pas de bonnes chansons avec de bons sentiments et qu’on n’a pas intérêt à manipuler à la légère le souvenir d’événements historiques qui ont frappé l’ensemble du continent.

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Nostalgie en chansons

Samedi 4 avril 2015

Encore quelques chansons nostalgiques pour aborder le thème de culture générale de 2016-2017.

Du côté français, Rock collection de Laurent Voulzy qui se penchait dès 1977 avec nostalgie sur les classiques du rock anglo-saxons des années 1960 :

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Drouot, une chanson de Barbara de 1987 sur les souvenirs liés aux objets vendus aux enchères :

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Moins pesant mais tout aussi nostalgique, 1979 des Smashing Pumpkins sur un album de 1995 justement intitulé Mellon collie and the infinite sadness :

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Un an plus tôt, la chanteuse de Hole, Courtney Love, avait évoqué de façon moins sophistiquée et moins enthousiaste le souvenir d’années passées dans la petite ville d’Olympia :

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Et enfin, Yesterday, un classique des Beatles de 1965 sur la nostalgie d’un amour où tout était plus simple au début : 

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La nostalgie en chansons

Samedi 21 mars 2015

Quelques chansons marquées par la nostalgie, en vrac :

Les Jolies colonies de vacances de Pierre Perret, de 1966, sympathique rengaine sur le bon temps des colonies, à rapprocher du succès récent de films rétro comme Les Choristes ou Le Petit Nicolas et par ailleurs relativement facile à citer le jour du BTS car probablement connue de tous les correcteurs (une des radios diffusant ce type de chansons s’appelle d’ailleurs Nostalgie) :

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Porque te vas est une chanson espagnole de 1975 chantée par une certaine Jeannette et composée pour un film assez sombre de Carlos Saura, Cria cuervos, dans lequel une petite fille se réfugie dans ses rêves et ses souvenirs pour fuir l’ambiance pesante de sa famille au crépuscule du franquisme :

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Quelques années plus tard, dans l’Angleterre morose de Margaret Tatcher, paraît It’s a fine day (1983), une courte chanson a cappella teintée de nostalgie :

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En 1990, les britanniques de The Cure donnent aussi dans la nostalgie avec Pictures of you, évoquant l’image d’un amour perdu persistant à travers des photos :

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Avec le groupe britannique Pulp, c’est la nostalgie de la première fois qu’illustre Do you remeber the first time (1994) :

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L’Américaine Chain Marshall de Cat Power passe en revue ses anciens camarades de classe perdus de vue, devenus de simples noms, dans Names (2003), comme dans une version très triste du phénomène Copains d’avant  :

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I go to sleep est une chanson des Kinks (1965) popularisée par les Pretenders (dans une version de 1981) et ici reprise en 2010 par une chanteuse allemande appelée Anika :

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Et, plus récemment, une chanson intitulée Can’t remember to forget you (2014) qui n’est pas tant une réflexion sur la nostalgie, l’oubli et la mémoire… qu’une « rencontre au sommet » entre Shakira et Rihanna :

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Que retenir de tout cela : 1) qu’il semble très difficile de citer des chansons dans l’épreuve d’écriture personnelle du BTS, car les goûts musicaux sont loin d’être universels et moins consensuels, probablement, qu’en matière de littérature ou de cinéma ; 2) que la nostalgie est, pour les musiciens plus encore peut-être que pour les autres artistes, une inépuisable source d’inspiration ce qui, en soi, peut par contre être cité comme un fait marquant si le sujet s’y prête.

« Je me souviens » en chansons

Vendredi 6 mars 2015

En 1960, à l’aube d’une interminable carrière, Johnny Halliday se penchait avec nostalgie sur ses souvenirs, malgré ses 17 ans : 

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4 ans plus tard, son contemporain Claude François chantait J’y pense et puis j’oublie

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En 1966, Jacques Dutronc chantait quant à lui Et moi, et moi, et moi, hymne ironique à l’égoïsme dont le refrain est justement « J’y pense et puis j’oublie » :

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A la même époque, la nostalgie inspirait aussi les chanteurs anglo-saxons. Les Beatles se rappelaient par exemple leur jeunesse pas si lointaine dans Penny Lane et Strawberry Fields Forever (tous deux de 1967)

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On peut aussi signaler, du côté anglo-saxon, As time goes by (1931) qui sert de musique au film Casablanca (1942) :

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Et enfin, la chanson Emily Kane (2005) du groupe britannique Art brut qui évoque le souvenir persistant d’un amour de collège :

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« Fish with broken dreams » (1999)

Jeudi 25 septembre 2014

René Magritte (1898-1967), « L’Invention collective », 116 x 73 cm, 1935.

Un poisson aux rêves brisés… : traduction du titre anglais d’une chanson de l’Américain John Maus. Pas directement utile pour le BTS, mais une nouvelle preuve que le rêve, même brisé, demeure une source d’inspiration pour les artistes :

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« Romantic dreams » et « Rivière »

Mercredi 24 septembre 2014

Un des titres les plus récents du groupe américain Deftones s’intitule Romantic dreams (2013). A priori impossible à placer dans une écriture personnelle, sauf si on parvient à évoquer le plaisir de sillonner un centre-ville en skate board la nuit…

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En lien plus direct avec le rêve, malgré son titre, une autre vidéo du même groupe, Rivière (2006) :

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« Hot dreams »

Lundi 22 septembre 2014

Ci-dessous, la vidéo du morceau Hot dreams du groupe canadien Timber Timbre. Vidéo ambiguë et suffisamment « hot » pour avoir suscité la censure de Google/Youtube :

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« Rêves d’amour » de Liszt

Dimanche 21 septembre 2014

En 1850, le pianiste et compositeur austro-hongrois Franz Liszt (1811-1886) publiait Liebesträume (Rêves d’amour), dont le troième morceau est devenu un grand classique, qu’on peut éventuellement citer dans l’écriture personnelle du BTS car il figure dans la bibliographie officielle de l’épreuve :

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« Object »

Dimanche 21 septembre 2014

En 1978, le groupe alors punk The Cure publie son premier album, Three imaginary boys, qui comprend une chanson intitulée Object. Impossible à citer dans l’écriture personnelle de l’épreuve de BTS, mais assez symbolique d’un certain nihilisme de la génération x désabusée par la fin des Trente glorieuses, surtout si on tient compte de la pochette de l’album qui montre, à la place des trois membres du groupe, trois objets bien peu charismatiques (un lampadaire, un frigo et un aspirateur…).

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Ray Charles, « Don’t put all your dreams in one basket » (1949)

Dimanche 24 novembre 2013

Pour Ray Charles, en 1949, ce sont nos rêves qu’il ne faut pas tous mettre dans le même panier et ne pas non plus abandonner (la chanson se termine par l’injonction « Never throw your dreams away ») :

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