« Voyage au bout de la nuit »

« Il s’était donc passé dans ces gens-là quelque chose d’extraordinaire ? Que je ne ressentais, moi, pas du tout. J’avais pas dû m’en apercevoir… » (Voyage au bout de la nuit, p. 7).

Céline

Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) est un essayiste indéfendable, auteur de pamphlets antisémites d’une grande violence, publiés pendant les années 1930-1940. Mais c’est aussi un romancier exceptionnel, à qui on doit des œuvres autobiographiques considérées comme des classiques du vingtième siècle. Dans son premier roman, Voyage au bout de la nuit (1932), on suit les extraordinaires aventures de Bardamu, jeune Parisien désabusé qui voyage en Afrique et en Amérique après s’être engagé comme soldat pendant la Première Guerre mondiale. Au début du livre, Bardamu boit une bière à une terrasse de café avec son ami Arthur, parlant de tout et de rien, quand la possibilité de l’extraordinaire surgit sous la forme d’un bataillon de soldats : alors qu’il venait de se déclarer anarchiste, Bardamu se joint au groupe de militaires, dans un accès de patriotisme incontrôlable ; il va rapidement déchanter, mais il a ainsi entamé une série d’aventures qui le conduiront à faire le tour du monde dans les circonstances les plus extraordinaires…

Le texte de l’ « incipit » est à lire ci-dessous, jusqu’à la page 7 pour ce qui concerne l’engagement et la rapide désillusion de Bardamu :

http://www.pourlhistoire.com/docu/voyage-celine.pdf

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