L’ordinaire et l’extraordinaire dans les banlieues américaines

En Europe et notamment en France, les classes privilégiées choisissent d’habiter dans les centre-villes. Mais ce n’est pas le cas aux États-Unis où les centre-villes sont délaissés au profit des banlieues. De nombreux films ou séries américaines mettent en scène cette vie typique des banlieues aisées avec maison cossue dotée d’un porche, d’une pelouse ouverte et d’un double garage… On peut citer la série des années 2000, Desperate housewives, qui montre des femmes au foyer confrontées à de très banales querelles de voisinage, mais aussi à de nombreuses disparitions mystérieuses. On peut aussi mentionner deux films américains de 1999 : The Virgin Suicides et American Beauty. Dans American Beauty, de Sam Mendes, qui se passe dans la banlieue d’une ville indéterminée, Kevin Spacey incarne un homme de quarante ans, soumis à sa femme et à ses enfants, humilié par son patron et ses collègues et presque suicidaire à force de s’ennuyer. La découverte de la jeune et très jolie fille de ses voisins le bouleverse et fait de lui un autre homme. Mais tout en puisant  une incroyable énergie dans cet amour digne d’un adolescent, il a bien conscience d’aller droit dans le mur… Dans Virgin Suicides, sorti la même année et enrichi d’une bande originale du groupe français Air, Sofia Coppola présente une vision encore plus mélancolique de la banlieue américaine : on suit pendant quelques semaines le destin de cinq sœurs adolescentes aussi blondes et belles les unes que les autres et exerçant une véritable fascination sur tous les garçons de leur quartier. Et on découvre que la beauté, l’amitié qui les soude et l’adoration universelle dont elles font l’objet ne suffisent pas vraiment à aider ces filles à surmonter leur spleen…

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