L’ordinaire et l’extraordinaire à Tokyo

Plusieurs films se déroulant à Tokyo confrontent leurs personnages à des formes de basculement de l’ordinaire vers l’extraordinaire. On peut tout d’abord citer Blade Runner, un film de Ridley Scott de 1982 censé se passer à Los Angeles en 2019 mais manifestement inspiré des grandes métropoles asiatiques et notamment de Tokyo : Harrison Ford y incarne un personnage un peu blasé, mais le spectateur de l’époque ne pouvait manquer d’être impressionné par l’hyper-modernité de la ville extrapolée par les décorateurs du film à partir de la capitale japonaise. Quelques années plus tard sortait Black Rain (1988), polar du même Ridley Scott se déroulant au Japon et confrontant des inspecteurs américains à des Japonais presque tous fourbes et liés aux yakuzas. Dans Lost in translation (2003), de Sofia Coppola, Scarlett Johansson et Bill Murray se retrouvent coincés au Japon (à Kyoto ou Osaka), complètement démunis face à des Japonais dont ils ne comprennent pas du tout la culture. Dans le film français Tokyo fiancée (2014), c’est une jeune française, pourtant admirative du Japon, qui a bien des soucis pour comprendre son fiancé japonais. Enfin, dans Les Délices de Tokyo (2015), on n’est pas confronté au choc des cultures entre des Occidentaux et des Japonais, il y est tout simplement question du phénoménal succès de petits beignets aux haricots rouges sucrés, beignets préparés selon une recette ancestrale par une vieille dame qui bouleverse la vie du tenancier d’un petit fast-food et celle de tout un quartier.

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