Metropolis (1927)/Les Temps modernes (1936)

Parmi les films qui peuvent s’avérer intéressants pour aborder le nouveau thème au programme de l’épreuve de BTS, on peut citer Metropolis de l’Allemand Fritz Lang (1890-1976). Ce film muet de 1927 est difficile à aborder : il est lyrique, allégorique et par ailleurs plein de longueurs (on en trouve d’ailleurs sur Internet de nombreuses versions différentes, plus ou moins longues), autant de caractéristiques qui le rapprochent d’un opéra plus que d’un blockbuster moderne. Il constitue cependant un jalon important entre les œuvres du dix-neuvième siècle (Frankenstein, les romans d’anticipation de Jules Verne, etc.) et celles du vingtième siècle : on y voit notamment un des premiers robots de l’histoire du cinéma et on y découvre d’autre part une vision cauchemardesque du corps humain réduit, par la prolétarisation, à sa seule fonction productive. Quelques années après la sortie de Metropolis, Charlie Chaplin donnera dans les Temps modernes sa propre version, beaucoup plus accessible, de la déshumanisation du travail des ouvriers dans les usines. Il illustrait ainsi la théorie d’Henri Bergson sur le comique qui ne serait rien d’autre que « du mécanique plaqué sur du vivant » (H. Bergson, Le Rire, 1900), soit la transformation, en l’occurrence, d’un corps « naturel » d’ouvrier, en corps « artificiel », corps mis au service d’une machine ou transformé lui-même en machine vivante voire happé par l’une-d’elle.

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