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Archive pour janvier 2015

Le rêve et les objets à la télé cette semaine

Samedi 31 janvier 2015

Le mercredi 4 février, on pourra voir deux films intéressants pour le programme de BTS. France 4 diffusera à 20.50 99 francs (2007), une comédie de Jan Kounen, pas très subtile mais utile pour évoquer la publicité, et donc aussi bien les objets que le rêve. A 22.40, Arte diffusera le très éprouvant Requiem for a dream (2000) de Darren Aronofsky, sur les cauchemars liés aux addictions :

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Design et rêve d’objets mous

Samedi 31 janvier 2015

Sur le site de Télérama, le portrait de l’Italien Alessandro Mendini, designer rêveur et amateur de matières molles :

http://www.telerama.fr/scenes/les-ecrits-enfin-traduits-d-alessandro-mendini-ce-designer-qui-reve-d-un-monde-mou,120433.php

« Mythologies » de Barthes

Vendredi 30 janvier 2015

Les Myhtologies de Barthes faisaient partie de la bibliographie officielle du BTS en 2008-2009 pour le thème « Faire voir », en 2010-2011 pour le thème « Génération(s) », en 2012-2013 pour le thème du « Sport » et elles sont à nouveau « au programme » en 2015-2016 pour le thème des « Objets ». C’est donc, de loin, le texte auquel les Bulletins officiels font le plus souvent référence ce qui laisse penser que, tôt ou tard, un extrait des Mythologies fera partie du corpus de l’examen. Pour une première approche de ce livre important, on peut consulter le lien suivant, sur le blog de design du site Internet de Télérama :

http://www.telerama.fr/scenes/si-vous-n-avez-pas-lu-les-mythologies-de-roland-barthes,121589.php#xtor=EPR-126-newsletter_tra-20150119

La fin du rêve américain…

Vendredi 30 janvier 2015

Libération du 30 janvier 2014 a fait la une sur une image qui permet de relier les deux thèmes au programme du BTS, sous le titre « La fin d’un rêve américain » : 

A la une de notre numéro de vendredi : Barbie et McDo, la fin d'un rêve américain http://t.co/AsNbFnACDQ http://t.co/gQAAsqbVNs

Obsolescence programmée

Lundi 26 janvier 2015

A lire sur le site de la revue Sciences humaines, un bref article tiré du numéro 307, actuellement en kiosque, concernant l’obsolescence programmée :

http://www.scienceshumaines.com/l-obsolescence-programmee-quel-impact-ecologique_fr_33884.html

Maison et objet

Samedi 24 janvier 2015

Vient de s’ouvrir à Paris le salon « Maison et objet » : d’après un reportage du journal télé de France 2 du 24 janvier, la tendance est à la récupération, au recyclage et au détournement des objets…

http://www.maison-objet.com/paris

Maison et objet dans Ancien thème (2015-2016) :

L’art brut selon André Robillard

Mardi 20 janvier 2015

A lire en ligne, un article récemment publié par Télérama concernant André Robillard. Cet artiste orléanais atypique, relevant de l’art brut, réalise depuis un demi-siècle des sculptures, notamment en forme d’armes à feu, à partir d’autres objets qu’il recycle.

http://www.telerama.fr/scenes/la-folle-histoire-d-andre-robillard-artiste-brut-au-talent-carabine,120376.php

L'art brut selon André Robillard dans Ancien thème (2015-2016) :

Niki de Saint-Phalle au Grand Palais

Samedi 3 janvier 2015

On peut voir, jusqu’au 2 février 2015, au Grand Palais, une exposition consacrée à l’artiste franco-américaine Niki de Saint-Phalle (1930-2002). Cette exposition n’est malheureusement pas très bien présentée et n’est d’ailleurs pas très bien conçue : hésitant entre le respect de la chronologie et une approche thématique un peu confuse, elle peine beaucoup à rendre compte de l’œuvre très intéressante et de la personnalité attachante de N. de Saint-Phalle. On peut cependant visiter cette exposition car de nombreuses œuvres de l’artiste utilisent des objets détournés ou réemployés tout en faisant une très grande place à l’imagination et à l’inspiration onirique.

http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/niki-de-saint-phalle

Niki de Saint-Phalle au Grand Palais  dans Ancien thème (2014-2015) :

Ci-dessous : Le Rêve de l’oiseau et, surtout, le Jardin des tarots :

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« Une enfance de rêve » (2014) par Catherine Millet

Jeudi 1 janvier 2015

Catherine Millet a fait paraître, à la rentrée 2014, Une enfance de rêve (284 p.), roman autobiographique évoquant son enfance à Bois-Colombes au début des années 1950, ses vacances en Bretagne et dans le Sud, sa découverte de la littérature et du dessin. Malgré le titre du livre, il y est moins question de rêve que dans le roman précédent de l’auteur, Jour de souffrance. On comprend peu à peu qu’il ne s’agit pas vraiment d’une enfance de rêve au sens d’une période privilégiée, mais plutôt d’années en partie dominées par diverses formes de rêve et de rêverie, une enfance en quelque sorte passée à rêver.

Ci-dessous, quelques extraits relatifs au rêve :

« Pendant l’enfance uniquement, réel et imaginaire coexistent sans conflit. L’esprit passe de l’habitation du monde intérieur à celle du monde extérieur aussi facilement que nous passons le seuil de la maison, sans craindre de devoir renoncer définitivement à l’un pour l’autre, tout simplement parce que, de même que nous n’aurions pas l’idée d’installer notre chambre à coucher au milieu de la rue, de même, enfant, nous ne cherchons pas à imposer notre rêve dans la réalité ni à plier la réalité au rêve. L’un et l’autre restent pleinement possibles parce que nous ne disposons encore de la force, ni du pouvoir ni surtout de l’illusion de les confondre ». (p. 117-118)

« Toutefois, dans le moment qui précède le sommeil, la conscience des sujets sérieux et importants est intermittente. Comme un tamis percé, elle laisse arriver les pensées sous-jacentes sans s’en emparer, et celles-ci, qui sont peut-être les oriflammes du rêve qui va s’emparer de nous, se déploient et se replient et leurs images évanescentes déchirent la conscience qui les ignore. Parfois, un bruit infime ou un simple déplacement du corps rappelle cette dernière, et celui qui somnole en est alors tout secoué, étreint par trop de réalité. Il se rend compte qu’un morceau de rêve l’a, si l’on peut dire, surpris en état de veille. Il vient d’entendre sa propre voix résonner dans son oreille. Dans son sursaut, l’actualité de la scène rêvée est telle que l’émotion est ressentie non pas comme si elle était réelle, mais plus encore comme si elle était hyperréelle : le rêveur éveillé perçoit la présence toute proche d’un autre lui-même qu’il méconnaissait ». (p. 161-162)

« Bien qu’il ne soit pas très beau, j’affectionne le mot rêvasserie, qui exprime si parfaitement ces pensées flottantes qui ne m’abandonnent jamais, que même le travail peine à dissiper, cette nébuleuse qui enveloppe tous les faits de la vie et en adoucit les contours lorsqu’ils sont trop vifs (hélas, rend aussi plus flous les moments heureux et empêche d’en jouir complètement), bref cette vie parallèle et purement cérébrale qui ne m’occupe pas moins, ne compte pas moins que celle que les autres me voient partager avec eux, et qui m’empêchera toujours de me donner à eux autant qu’il le faudrait parfois – de m’abandonner, puisqu’une partie de moi reste tapie dans la chambre aux chimères. Le suffixe ‘asse’ dit bien le caractère très approximatif, inabouti, mal dégrossi, de cette pensée paresseuse, le plus souvent involontaire ; labiles comme celles des rêves, ses images n’en ont pourtant ni la précision, ni l’effet de saisissement, et elles ne sont pas aussi élaborées ni dirigées vers un objectif que la rêverie proprement dite. Une belle maison peut susciter en moi une rêverie parce que, ne serait-ce que pendant une minute, je m’amuse à imaginer quelle serait ma vie entre ses murs, tandis que derrière la fenêtre d’un train je rêvasse, l’esprit qui se déchire autant que les paysages, sombrant avec eux dans l’inexistence de l’espace déjà traversé, et que, si l’on me demande à quoi je pense, je réponds sans mentir ‘à rien’. Je rêvasse dans le métro, pénétrant de façon aussi vorace que fugace la vie d’une multitude de visages qui captent mon attention, à l’écoute de conversations banales comme s’il s’agissait de palpitants feuilletons, et aussi bien dans une rue commerçante où le lèche-vitrine est l’activité même du rêvasseur qui s’empare par les yeux de tout ce qui le tente, et qu’il délaisse en insecte butineur. Je rêvasse en permanence comme un enfant ne se sépare pas de son doudou ». (p. 203-204)

Cf. pour Jour de souffrance : 

http://btscfmbtp.unblog.fr/2014/07/21/catherine-millet-jour-de-souffrance-flammarion-2008-265-p/