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Archive pour juillet 2014

Le rêve d’odalisques au musée Matisse et les objets archéologiques du musée de Cimiez à Nice

Mardi 29 juillet 2014

Le rêve et les objets ne cessent d’inspirer les commissaires d’expositions. Dans la seule ville de Nice, on peut voir cet été une exposition sur le rêve des odalisques au musée Matisse et, au musée archéologique de Cimiez,  une exposition sur le statut des objets conservés dans les musées

http://www.musee-matisse-nice.org/

http://www.azur-tv.fr/content/nice-expo-de-cemenelum-%C3%A0-cimiez-les-trois-vies-des-objets-arch%C3%A9ologiques

Le rêve d'odalisques au musée Matisse et les objets archéologiques du musée de Cimiez à Nice dans Ancien thème (2014-2015) :

« Objets mathématiques » au musée du Temps de Besançon

Mardi 29 juillet 2014

Le musée du Temps de Besançon présente jusqu’au 21 septembre une exposition consacrée aux Objets mathématiques. On pourrait y retrouver certains objets récemment exposés au Centre Pompidou dans le cadre de l’exposition Le Surréalisme et l’objet :

http://www.mdt.besancon.fr/exposition-dossier-objets-mathematiques/

http://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/ccAyeG/rBAEd6g

video-x15zhnx dans Expositions

Cet obscur objet du désir…

Mardi 29 juillet 2014

Reprenant le titre d’un film de Luis Bunuel de 1977, le musée Gustave Courbet d’Ornans, dans le Doubs, consacre son exposition d’été au célèbre tableau de Courbet intitulé L’Origine du monde  :

http://www2.doubs.fr/courbet/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=6&Itemid=21

Cet obscur objet du désir...  dans Ancien thème (2015-2016) :

La Grèce des origines, entre rêve et archéologie

Jeudi 24 juillet 2014

Le rêve n’en finit pas d’inspirer les commissaires d’exposition. Le musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye annonce pour la rentrée prochaine une exposition intitulée « La Grèce des origines, entre rêve et archéologie ». Il y sera question de la Grèce mais aussi de la fascination que les antiquités de ce pays ont exercé sur la France :

http://www.musee-archeologienationale.fr/evenement/la-grece-des-origines-entre-reve-et-archeologie

La Grèce des origines, entre rêve et archéologie dans Ancien thème (2014-2015) :

Rêves lucides et cauchemars

Lundi 21 juillet 2014

Une brève lisible sur le site en ligne du magazine Sciences humaines explique qu’il est apparemment possible d’éviter les cauchemars et même de guérir certaines maladies psychiques en prenant, par le biais d’ondes gamma, le contrôle de certaines phases du rêve…

http://www.scienceshumaines.com/controler-ses-reves-c-est-possible_fr_32974.html

Catherine Millet, « Jour de souffrance », Flammarion, 2008, 265 p.

Lundi 21 juillet 2014

Catherine Millet est une spécialiste de l’art contemporain qui s’est rendue célèbre, en publiant, en 2001, La Vie sexuelle de Catherine M., roman autobiographique évoquant sa sexualité débridée. Dans Jour de souffrance, qui est tout aussi autobiographique, C. Millet explique qu’elle n’a pas échappé, malgré sa propre sexualité libérée, à une jalousie dévorante envers son compagnon.  Ce qui peut s’avérer intéressant, pour le BTS, c’est la tendance de l’auteur à la rêverie. Le deuxième chapitre du livre s’intitule « Rêves éveillés » et évoque à plusieurs reprises le rôle important des rêves et des rêveries. Notons d’ailleurs que C. Millet a récemment publié un autre livre intitulé Une enfance de rêve qui pourrait aussi être utile pour le BTS.

Quelques extraits de Jour de souffrance :

  « Tels sont les paradoxes dont s’arrange notre conscience pour nous permettre de vivre nos propres contradictions : tandis que certains rêves imprègnent si bien notre réalité qu’ils s’y incrustent au même titre que des faits avérés, notre esprit au contraire nous fait éprouver certains moments de la vie présente comme détachés à ce point de notre cadre quotidien qu’on les croirait facilement rêvés, ou déjà appartenir au passé, ce qui nous autorise de ne pas les traiter avec plus d’importance que s’il s’agissait en effet de chimères ou de vieux souvenirs » (p. 66).

« Quelle place occupent dans notre affectivité deux heures de caresses échangées à la sauvette en regard des journées qu’étire l’anticipation cent fois recommencée de ce moment ? N’est-ce pas d’ailleurs l’insuffisance des faits réels qui réclame par compensation que l’on étoffe les rêves ? Dans ces conditions, le temps qui passe, c’est-à-dire la succession des faits qui constituent la vie réellement vécue, loin d’épuiser l’attente et d’enfouir sous ses propres sédiments les créations imaginaires, favorise au contraire leur prolifération, si bien que le rêveur éveillé, pas plus que le dormeur cloîtré dans les rêves nocturnes, n’a conscience du temps. Et ce n’est certainement pas par une prise de conscience du temps que, un jour, il sort de sa rêverie. Pas plus un événement qui le secoue. Comme le petit chat qui est venu se cramponner sur notre ventre pour y pattonner pendant de longues minutes, appliqué et obstiné dans son plaisir, sans que nous ayons bougé ni qu’il y ait eu un bruit, se redresse, s’étire et s’enfuit au loin pour répondre à un appel inaudible pour nous, notre désir quitte son objet. Aucun signe ne nous a prévenus de ce détachement » (p. 69-70)

« Les imaginatifs passent beaucoup de caps sur leur esquif volatil avant qu’une tempête bien réelle ne les fasse chavirer. Quand les autres se heurtent à des obstacles ou calculent la route qui leur permettra de les contourner, eux trouvent sans détour le passage qui les fera glisser dans le rêve, – et le temps que le rêve s’achève, l’obstacle sera peut-être déjà loin. N’ayant pas à lutter, ils n’abandonnent rien de ces rêves, ne cèdent rien de leurs désirs, et gardent la crédulité de l’enfance devant leurs visions » (p. 70).

Catherine Millet,

« Le Rêve » d’Emile Zola

Mardi 1 juillet 2014

Malgré son titre, Le Rêve (1888) d’Émile  Zola (1840-1902) n’est pas mentionné dans la bibliographie du BTS. C’est probablement dû au fait que ce roman, très atypique dans l’oeuvre de son auteur, est largement oublié de nos jours, après avoir connu un grand succès populaire à la fin du dix-neuvième siècle.

Le Rêve raconte l’histoire d’Angélique, jeune orpheline recueillie par un couple de brodeurs vivant à l’ombre d’une cathédrale, dans une petite ville de Picardie. Adolescente rêveuse, Angélique se plonge dans les histoires de saintes du Moyen Âge et s’imagine défendue par de vertueux chevaliers. Elle tombe amoureuse de Félicien, un jeune ouvrier qui s’avère en fait descendre d’une très noble famille. Ainsi semble s’accomplir le plus cher des rêves d’Angélique…

Le thème du rêve apparaît souvent dans le roman, parfois à propos de rêves qu’Angélique fait en dormant, mais surtout au sujet de ses aspirations amoureuses, profondément influencées par ses lectures. Cependant, comme l’avaient remarqué de nombreux critiques à la publication du roman, l’histoire peine beaucoup à convaincre. Les passages sur la broderie paraissent interminables, la psychologie des personnages semble sommaire. Surtout, les aspirations des personnages et le style de Zola dans ce livre risquent de déconcerter les élèves de BTS.

Il est donc tout à fait possible de lire ce livre et de le citer dans l’épreuve d’écriture personnelle du BTS, mais ce n’est vraiment pas le roman à lire en priorité pour aborder le thème du rêve. Il est plutôt à réserver aux inconditionnels de Zola…