Arthur Schnitzler, « La Nouvelle rêvée », 1926

La Nouvelle rêvée est un bref récit de l’écrivain autrichien Arthur Schnitzler (1862-1931). Ce texte a été publié en 1926. Il raconte 24 heures de la vie d’un couple de la bourgeoisie viennoise, Fridolin et Albertine. Les deux époux commettent l’imprudence de se raconter mutuellement qu’ils ont failli se montrer infidèles l’un envers l’autre. Fridolin prend très mal la révélation de sa femme et accueille favorablement toutes les occasions de passer à l’acte en la trompant. Or, ces occasions sont très nombreuses : en quelques heures d’une nuit très mystérieuse, Fridolin croise des jeunes filles fragiles et des prostituées, avant de participer à un bal masqué qui semble tourner à l’orgie ou à la messe noire…

En une centaine de pages, Schnitzler parvient dans La Nouvelle rêvée à évoquer le désarroi d’un couple face aux pulsions sexuelles, en laissant toujours le lecteur dans le doute quant à ce qui arrive à Fridolin dont on se demande s’il rêve ou s’il vit véritablement ses très étranges aventures… On peut rapprocher ce texte des théories sur le rêve de Freud qui vivait à Vienne, dans le même milieu intellectuel que Schnitzler, et qui est l’auteur de L’Interprétation des rêves (1899).

A noter que cette nouvelle a fait l’objet d’une brillante adaptation cinématographique de la part de Stanley Kubrick, en 1999, sous le titre Eyes wide shut. 

Arthur Schnitzler,

Arthur Schnitzler, « La Nouvelle rêvée », Le Livre de Poche, 1991, 190 p.

Ci-dessous, la bande annonce du film de Stanley Kubrick qui se conclut, en version originale, par les mots « It’s only a dream… » :

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