Archive pour juin 2014

« Pince-moi, je rêve » à la Maison de la Photographie

Dimanche 29 juin 2014

La Maison de la Photographie présente, jusqu’au 31 août 2014, une exposition de Françoise Huguier intitulée Pince-moi, je rêve. On peut y découvrir des reportages en Afrique, au Cambodge, à Moscou et en Sibérie, mais aussi des photos de mode. Malgré son titre, l’ensemble n’a qu’un très vague rapport avec le thème du rêve mais permet d’aborder l’œuvre très variée d’une photographe française importante.

http://www.mep-fr.org/evenement/francoise-huguier-2/

« Rêves d’amour »

Dimanche 29 juin 2014

Récemment présenté à Versailles avant un passage au festival off d’Avignon, la pièce Rêves d’amour est tirée de nouvelles de Maupassant dans lesquelles les femmes sont à l’honneur. Un petit spectacle classique mais assez ingénieux dans sa mise en scène, à voir éventuellement même s’il paraît difficile de le citer en tant que tel dans une copie de BTS :

http://www.theatremontansier.com/evenement/reves-damour/

« Strangers in the light »

Dimanche 29 juin 2014

Le document iconographique du sujet de culture générale du BTS de 2014 était une photo de l’artiste Catherine Balet, tirée de la série « Strangers in the light ». Les photos de cette artiste, et surtout celle de la série en question, mettent souvent en scène les liens très étroits qui nous unissent aux objets tels que les smartphones, les appareils photos et les ordinateurs portables. Il n’est donc pas inutile d’aller jeter un œil sur son site Internet :

http://www.catherinebalet.com/index.php?page=strangers-in-the-light

Ci-dessous, une des photos de la série « Strangers in the light », parfaite pour aborder le thème du culte des objets :

Le rêve selon Paul Delvaux

Mercredi 25 juin 2014

Le musée Cantini de Marseille présente, jusqu’au 21 septembre 2014, une exposition intitulée Le Rêveur éveillé, consacrée au peintre surréaliste belge Paul Delvaux (1897-1994). Ce peintre est surtout connu pour ses œuvres mystérieuses et parfois inquiétantes, dont le caractère fantastique doit beaucoup à l’onirisme. On pourra voir à Marseille une centaine de tableaux de Delvaux, mentionné dans la bibliographie du thème « Cette part de rêve que chacun porte en soi ».

http://www.marseille.fr/siteculture/les-lieux-culturels/musees/le-musee-cantini/exposition-temporaire

Le rêve selon Paul Delvaux dans Ancien thème (2014-2015) :

Où vont nos rêves ?

Mercredi 25 juin 2014

Le festival du livre de Mouans-Sartoux organise un concours d’écriture. Le thème : « Où vont nos rêves ? ». L’occasion, peut-être, pour les plus motivés des élèves de BTS de s’essayer à écrire sur l’un des deux thèmes au programme de l’épreuve de culture générale :

http://www.lefestivaldulivre.fr/concours-ecriture-telerama/

Où vont nos rêves ?  dans Ancien thème (2014-2015) :

Trésors du Moyen Âge et de l’époque moderne

Samedi 21 juin 2014

Deux expositions parisiennes se sont récemment penchées sur des objets tout à fait exceptionnels, liés à un culte, mais bien sûr exposés dans des musées pour leur valeur artistique et pas seulement religieuse. Ce qui permet d’évoquer le lien entre les objets de culte et le culte des objets… d’art.

Le Louvre a ainsi présenté jusqu’au 15 juin dernier le trésor de l’abbaye suisse de Saint-Maurice d’Agaune, qui vaut surtout pour ses pièces du haut Moyen Âge :

Trésors du Moyen Âge et de l'époque moderne dans Ancien thème (2015-2016) :

http://www.louvre.fr/expositions/le-tresor-de-l-abbaye-de-saint-maurice-d-agaune

Au musée Maillol, on peut voir jusqu’au 20 juillet un autre trésor, c’est-à-dire un autre ensemble d’orfèvrerie et de reliques religieuses, celui de Saint-Janvier de Naples, composé de dizaines d’objets offerts par les fidèles ou par les souverains successifs de la ville, objets tous très précieux, en argent et en or rehaussés d’innombrables diamants, rubis, émeraudes…

slider_mitre-974x397 dans Expositions

http://www.museemaillol.com/expositions/tresor-de-naples/presentation/

Léonor de Récondo, « Rêves oubliés », Points-Seuil, 2012, 185 p.

Samedi 14 juin 2014

Léonor de Récondo est une musicienne et romancière française née en 1976. Elle a publié Rêves oubliés en 2012. Il s’agit plus d’un récit que d’un véritable roman. On y suit de l’intérieur les péripéties d’une famille basque espagnole contrainte de s’exiler en France, à la fin des années 1930, pour fuir la guerre civile qui ravage l’Espagne. On accompagne les personnages d’Aranjuez aux Landes en passant par Irun et Hendaye, ainsi que par le sinistre camp de Gurs, en partageant leurs angoisses et leurs espoirs. L’ensemble se lit vite et sans déplaisir : ce n’est pas pour rien que le livre a reçu le « Prix du meilleur roman » des lecteurs de la collection Points des éditions du Seuil. Mais la brièveté du roman, le caractère assez éthéré de la prose de l’auteur rendent l’ensemble un peu désincarné : on commence juste à bien individualiser les personnages que le roman touche déjà à sa fin. Quant aux « rêves oubliés » du titre, ils apparaissent bien peu dans le texte du livre. Un roman pas désagréable à lire et loin d’être inutile pour enrichir son style, mais pas facile à citer dans l’épreuve d’écriture personnelle du BTS.

Léonor de Récondo,

Arthur Schnitzler, « La Nouvelle rêvée », 1926

Mardi 10 juin 2014

La Nouvelle rêvée est un bref récit de l’écrivain autrichien Arthur Schnitzler (1862-1931). Ce texte a été publié en 1926. Il raconte 24 heures de la vie d’un couple de la bourgeoisie viennoise, Fridolin et Albertine. Les deux époux commettent l’imprudence de se raconter mutuellement qu’ils ont failli se montrer infidèles l’un envers l’autre. Fridolin prend très mal la révélation de sa femme et accueille favorablement toutes les occasions de passer à l’acte en la trompant. Or, ces occasions sont très nombreuses : en quelques heures d’une nuit très mystérieuse, Fridolin croise des jeunes filles fragiles et des prostituées, avant de participer à un bal masqué qui semble tourner à l’orgie ou à la messe noire…

En une centaine de pages, Schnitzler parvient dans La Nouvelle rêvée à évoquer le désarroi d’un couple face aux pulsions sexuelles, en laissant toujours le lecteur dans le doute quant à ce qui arrive à Fridolin dont on se demande s’il rêve ou s’il vit véritablement ses très étranges aventures… On peut rapprocher ce texte des théories sur le rêve de Freud qui vivait à Vienne, dans le même milieu intellectuel que Schnitzler, et qui est l’auteur de L’Interprétation des rêves (1899).

A noter que cette nouvelle a fait l’objet d’une brillante adaptation cinématographique de la part de Stanley Kubrick, en 1999, sous le titre Eyes wide shut. 

Arthur Schnitzler,

Arthur Schnitzler, « La Nouvelle rêvée », Le Livre de Poche, 1991, 190 p.

Ci-dessous, la bande annonce du film de Stanley Kubrick qui se conclut, en version originale, par les mots « It’s only a dream… » :

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Claudine Galéa, « Le Corps plein d’un rêve », Rouergue, 2011, 132 p.

Samedi 7 juin 2014

Claudine Galéa est une romancière française. Elle a publié Le Corps plein d’un rêve aux éditions du Rouergue en 2011. Ce livre n’est pas un roman mais un récit autobiographique, inspiré de la jeunesse de l’auteur. Il y est question des doutes d’une adolescente sur son identité sexuelle, de rébellion et, surtout, de la musique des années 1970 et 1980. Les albums et les concerts de la chanteuse Patti Smith, qui ont beaucoup marqué l’auteur, servent de fil conducteur à l’ensemble du livre. Le récit évoque à la fois les rêves de la chanteuse très engagée dans la défense des droits de l’homme, mais aussi les rêves d’une adolescente des années 1970, pas toujours bien dans sa peau… Le style très personnel de l’auteur s’approche, dans ce livre, de celui très incantatoire de la chanteuse :

« Je rêvais beaucoup, je rêvais à ma vie. C’est là que je me suis dit pour la première fois, tu feras ta vie comme tu la rêves, dream it, rêve ta vie, tes vies. J’en aurai plusieurs, c’est l’histoire que je me suis racontée très tôt dans ma tête ». (p. 65)

« Je croyais que je ne rêvais pas. Je l’ai cru longtemps. Puis j’ai appris que tout le monde ne se souvient pas de ses rêves. Il me semblait que cela revenait au même, je me sentais amputée d’une expérience fondamentale, handicapée des rêves. Et récemment, en lisant un livre du psychanalyste Donald D. Winnicott, j’ai découvert que ne pas se souvenir de ses rêves n’est pas grave. Ils remplissent quand même leurs rôles ». (p. 70)

Il semble difficile de citer Le Corps plein d’un rêve dans l’épreuve d’écriture personnelle du BTS, mais il peut cependant s’avérer intéressant de le lire car les thèmes évoqués sont universels malgré le fort ancrage de l’histoire dans les années 1970. A déconseiller cependant à ceux qui n’apprécieraient pas Patti Smith, présente dans presque toutes les pages du livre.

Claudine Galéa,

 

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