Haruki Murakami, « 1Q84 », tome 1, 10/18, 2012, 548 p.

L’auteur : 

Né en 1949, l’écrivain japonais Haruki Murakami est fréquemment cité dans les bibliographies de l’épreuve de culture générale du BTS.

 

L’œuvre :

1Q84 est un roman en trois tomes publié en 2009 en japonais et en 2011 en français. Le premier tome donne tout d’abord l’impression de se dérouler au Japon, en 1984. On suit en parallèle le sort de deux personnages. Le premier est Aomamé, une jeune femme indépendante de caractère, coach sportif féministe spécialisée dans le coup de pied aux testicules, qui se rapproche un peu de la Lisbeth Salander de la trilogie Millenium (http://btscfmbtp.unblog.fr/2012/03/18/millenium/). Le second est Tengo, professeur de mathématiques qui souhaite devenir écrivain. Tous deux sont amenés à enquêter sur les Précurseurs, une étrange secte dirigée par un mystérieux leader proche du Big Brother du roman de George Orwell 1984. Ils se penchent aussi sur les « Little People » des êtres qui auraient un lien avec cette secte mais dont l’existence même semble douteuse… Le mystère s’épaissit tellement au fil des semaines que les personnages principaux en viennent à se demander s’ils sont bien en 1984 ou dans un monde parallèle situé en 1Q84…

 

Le rapport avec le programme de BTS : 

Le premier tome de la trilogie de Murakami est très bien écrit et tellement original qu’on peut difficilement le rattacher à un genre précis. Les personnages sont psychologiquement très bien caractérisés, comme dans un roman de mœurs, mais le livre va bien au-delà, empruntant à l’anticipation, au fantastique, au policier, sans que l’ensemble paraisse jamais artificiel ni pesant. Le thème du rêve est, comme d’habitude, très présent chez Murakami : les personnages font des rêves prémonitoires ou se souviennent pendant leurs rêves d’histoires oubliées. L’ambiance onirique tend peu à peu à envahir l’ensemble du roman. Plus on avance dans l’œuvre, plus la vraisemblance se dérègle à commencer par la chronologie des événements, ce qui remet en cause toutes les certitudes des protagonistes. La construction est extrêmement sophistiquée, mais l’ensemble reste, en partie grâce à une excellente traduction, tout à fait abordable au niveau de la langue, pour peu cependant qu’on ait beaucoup de temps à consacrer à la lecture car l’ensemble des trois tomes dépasse les 1500 pages ce qui paraît beaucoup pour une année de BTS… A réserver, donc, aux très gros lecteurs…

Haruki Murakami, « 1Q84 », tome 1, 10/18, 2012, 548 p.  dans Ancien thème (2014-2015) :

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