« Histoire naturelle du rire » sur Arte

Arte a récemment diffusé un documentaire intitulé Histoire naturelle du rire. On y apprend qu’aux Etats-Unis, un neurobiologiste fait des recherches sur le rire. Il essaye d’en percevoir les manifestations en se « fondant parfaitement » dans une foule d’étudiants (qui ont le tiers de son âge…), en décryptant les allusions au sens de l’humour dans les petites annonces des journaux ou en fréquentant des retraités amateurs de « coussins péteurs ». Première conclusion : on rit beaucoup, surtout quand on est une fille qui veut faire comprendre à un homme qu’il a un humour irrésistible.

Le documentaire se poursuit aux Pays-Bas où un éthologue, s’inspirant de Darwin, entretient de longues conversations en anglais, en français et en langage des singes avec des chimpanzés de zoo qu’il connaît apparemment très bien. Le but est, entre autres, de faire rire les singes, mais ce n’est pas toujours facile… L’éthologue recourt donc à une spécialiste des chatouilles (sic) qui teste ses théories sur une très jeune femelle chimpanzé, avec succès. Le jeune singe rit, comme le jeune humain très amateur de chatouilles.

La spécialiste des chatouilles (en fait docteur en psychologie) analyse ensuite des rires d’orang-outans, de gorilles, de chimpanzés, de bonobos et d’humains. Résultat : notre rire se rapproche beaucoup de celui de nos plus proches cousins génétiques, les bonobos, ce qui tendrait à prouver que le rre est apparu chez les ancêtres communs de l’homme et des grands singes, il y a plus de dix millions d’années.

Aux Etats-Unis, un autre neurobilogiste s’est quant à lui demandé s’il était possible de faire rire des rats. Au terme de longues études, il est formel : les rats rient discrètement (en émettant des ultrasons), mais ils adorent tous les chatouilles et en redemandent quand on les stimule régulièrement de cette manière… Et, un rat qui rit régulièrement est un rat en bonne santé. L’idée serait donc, à l’avenir, de mettre au point des médicaments permettant de stimuler le rire chez les humains…

Dans le sud de la France se tient chaque année une assemblée dédiée au yoga du rire aussi connu sous le nom de « rigologie ». Ce type de réunion prouve que le rire (comme la tristesse ou le fait de bailler) est très communicatif et n’a pas besoin d’être stimulé chimiquement. En Italie, un spécialiste en neurosciences a prouvé qu’un singe voyant un homme manger une cacahuète éprouve les mêmes émotions que s’il mangeait lui-même une cacahuète. En voyant quelqu’un rire les humains auraient eux aussi spontanément envie de rire.

Image de prévisualisation YouTube

Les dernières minutes de ce documentaire manquent dans la version disponible sur Youtube, mais on peut quand même en recommander le visionnage dans la mesure où il aborde plusieurs problématiques évoquées par le Bulletin officiel (origine et manifestations du rire, rire animal, rire communicatif, bienfaits du rire pour la santé, etc.).

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