John Irving, « La Petite amie imaginaire », Paris, Points Seuil, 1996, 175 p.

L’auteur

John Irving est un écrivain américain, né en 1942. Il est l’auteur, très prolifique, d’énormes best seller parmi lesquels on compte notamment Le Monde selon Garp (1978).

 

L’œuvre

Comme la plupart des romans de John Irving, La Petite amie imaginaire est une oeuvre essentiellement autobiographique. Le livre raconte l’exploration par J. Irving, pendant les années 1950 à 1980, de deux univers que tout oppose a priori, mais qui se trouvent réunis dans les « colleges » américains : la lutte et la littérature. La lutte semble, en effet, être (ou en tous cas avoir été) abondamment pratiquée dans les universités américaines, universités où l’écriture de romans est par ailleurs enseignée comme une matière à part entière (ce qui ne se fait pas en France).

 

Le rapport avec le programme de BTS

J. Irving ne théorise pas le rapport entre la lutte et la littérature. Le seul point commun entre ces deux domaines, c’est sa vie, une vie qui l’a conduit à alterner d’innombrables championnats de lutte (en tant que lutteur puis comme coach sportif) et l’écriture de ses premiers livres, avant que l’âge et le succès littéraire l’amènent à abandonner le sport pour se tourner définitivement vers une carrière d’écrivain. Ce livre est plus court que la plupart de ceux de J. Irving, mais il reste très centré sur son auteur et apparaît assez chaotique. « La petite amie imaginaire » qui donne son titre au livre n’est ainsi qu’une vague anecdote parmi toutes celles que l’auteur accumule et qui ne sont pas toutes d’un intérêt crucial, comme par exemple la liste des livres qu’il a lus étant jeune et qui sont censé l’avoir influencé. Par ailleurs, un bon tiers des pages du livre concerne la lutte, sport méconnu… et qui gagnerait peut-être à le rester. Si l’on en croit J. Irving, les lutteurs de haut niveau passent l’essentiel de leur temps à tenter de maigrir pour pouvoir concourir dans les catégories de poids les plus petites et à apprendre des prises qui sont interdites par le règlement de la lutte. Le livre n’est pas déplaisant et se lit assez facilement, mais il est vraiment sans grand intérêt, en tous cas pour l’épreuve de culture générale du BTS.

Cf. aussi http://btscfmbtp.unblog.fr/2011/11/27/haruki-murakami-autoportrait-de-lauteur-en-coureur-de-fond-paris-10-18-2009-2007-221-p/

 

Lisibilité : 8/20

Utilité : 3/20

 

Nicolas Padiou

Petite amie imaginaire (la)

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