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Archive pour juillet 2011

Le sport vu par la cartothèque de Sciences po

Mercredi 27 juillet 2011

Le film de Clint Eastwood Invictus laisse penser que, en Afrique du Sud, du temps de l’appartheid, le football était l’affaire des Noirs et le rugby le domaine réservé des Blancs. Un chronologie élaborée par la cartothèque de Science po permet de constater que cette vision est un peu trop simple : http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/08_REPERES_frise_afrique_du_sud_COURT.jpg 

De nombreux footballeurs africains jouent dans des clubs européens (notamment en France et en Belgique) : http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/07_europe_expat_africains.jpg. Ces joueurs sont essentiellement issus d’Afrique de l’Ouest : http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/02_03_04_joueurs_foot_afrique3.jpg. L’itinéraire d’un joueur nigérian symbolique de ce phénomène : http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/06_trajectoire_john_utaka.jpg. Le championnat professionnel allemand recrute beaucoup de joueurs en Europe de l’Est et au Brésil, les championnats italien et espagnol privilégient les Sud-américains (Argentins et Brésiliens), le championnat français fait venir beaucoup de joueurs du Brésil et d’Afrique de l’Ouest, quant au championnat britannique, il importe beaucoup de joueurs de France : http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/01_transfert_football.jpg.

C’est l’Asie qui compte le plus grand nombre de footballeurs et c’est en Amérique du Nord que le pourcentage de footballeurs dans la population est le plus élevé : http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/11_REPERES_big_count_2006.jpg. Un autre document indique cependant que l’Europe compte plus de licenciés que tous les autres continents réunis : http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/07_joueurs_foot_continents.jpg. C’est en fait en Allemagne et aux Etats-Unis que les licenciés sont les plus nombreux : http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/08_licencies_foot_pays.jpg.

Le cyclisme, un sport essentiellement franco-italo-belge : http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/13_internationalisation_velo.jpg

Roland Barthes, « Mythologies », Paris, Points essais, 1970, 234 p.

Dimanche 24 juillet 2011

L’auteur

Roland Barthes est un écrivain français, né en 1915 et mort en 1980. Il a rédigé de très nombreux livres sur la philosophie et la littérature.

 

L’oeuvre

Les Mythologies sont un des ouvrages les plus célèbres de Barthes. Elles ont été publiées en 1957 et rééditées en 1970. Il s’agit d’un recueil d’une cinquantaine de courtes chroniques inspirées par la mode et l’évolution des mentalités en France pendant l’après-guerre. Parmi ces textes, deux concernent le sport. Le premier texte, qui est aussi l’un des plus longs, est intitulé « Le monde où l’on catche » (p. 13-23) le second porte pour titre « Le tour de France comme épopée » (p. 103-113).

 

Le rapport avec le programme de BTS

Roland Barthes est probablement l’auteur dont le nom revient le plus souvent, ces dernières années, dans les bibliographies de l’épreuve de culture générale et expression du BTS : ses Fragments du discours amoureux faisaient partie de la bibliographie du thème « Le détour » (2008-2010), les Mythologies ayant quant à elles été cités dans les textes officiels concernant les thèmes « Faire voir « (2007-2009) et  »Génération(s) » (2009-2011), puis, dernièrement, pour le thème « Le sport, miroir de notre société » (2010-2012). Il y a toutes les chances pour que, un jour ou l’autre, un texte de Barthes soit effectivement choisi pour le corpus de documents faisant l’objet de l’épreuve de synthèse au BTS. Dans cette perspective, il peut être très important d’avoir lu les deux textes des Mythologies concernant le sport, d’autant plus important que ces textes abordent des sujets banals, mais en recourant à un vocabulaire assez sophistiqué qui pourrait poser certains problèmes de compréhension. La difficulté de lecture pourrait naître de ce que Barthes adopte une démarche à la fois littéraire et sociologique pour analyser les mythes modernes en train de se créer à l’époque où il écrit (la DS de Citroën, les savons et détergents qui lavent toujours plus blanc, le ‘bifteck-frites’ comme un incontournable de la cuisine populaire française, etc.).  Comme ces mythes ont un peu passé de mode, il apparaît difficile de citer Barthes pour l’épreuve d’écriture personnelle, mais il peut être utile de lire ces textes (en tout une vingtaine de pages), même s’ils ne sont pas très accessibles, au cas où l’un d’entre eux figurerait donc dans le corpus de l’épreuve de synthèse.

 

Deux extraits :  

 

A propos du catch, Barthes affirme : « Le mal étant le climat naturel du catch, le combat régulier prend surtout une valeur d’exception ; l’usager s’en étonne, et le salue au passage comme un retour anachronique et un peu sentimental à la tradition sportive (‘ils sont drôlement réguliers, ceux-là’) ; il se sent tout d’un coup ému devant la bonté générale du monde, mais mourrait sans doute d’ennui et d’indifférence si les catcheurs ne retournaient bien vite à l’orgie des mauvais sentiments, qui font seuls du bon catch. Extrapolé, le catch régulier ne pourrait conduire qu’à la boxe ou au judo, alors que le catch véritable tient son originalité de tous les excès qui en font un spectacle et non un sport » (p. 21). Concernant le tour de France, il pointe les formules toutes-faites qui constituent le fond des commentaires journalistiques : « Le coureur trouve dans la Nature un milieu animé avec lequel il entretient des échanges de nutrition e de sujétion. Telle étape maritime (Le Havre-Dieppe) sera ‘iodée’, apportera à la course énergie et couleur ; telle autre (le Nord), faite de routes pavées, constituera une nourriture opaque, anguleuse : elle sera littéralement ’dure à avaler’ ; telle autre encore (Briançon-Monaco), schisteuse, préhistorique, engluera le coureur. Toutes posent un problème d’assimilation, toutes sont réduites par un mouvement proprement poétique à leur substance profonde, et devant chacune d’elles, le coureur cherche obscurément à se définir comme un homme total aux prises avec une Nature-substance, et non plus avec une Nature-objet. Ce sont donc les mouvements d’approche de la substance qui importent : le coureur est toujours représenté en état d’immersion et non pas en état de course : il plonge, il traverse, il vole, il adhère, c’est son lieu au sol qui le définit, souvent dans l’angoisse et dans l’apocalypse (l’effrayante plongée sur Monte-Carlo, le jeu de l’Esterel) ».

 

 

Lisibilité : 6/20

Utilité : 14/20

 

 

Nicolas Padiou

 

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Nick Hornby, « Carton jaune », Paris, Plon, [1992] 1998, 286 p.

Samedi 23 juillet 2011

L’auteur

Nick Hornby est un romancier anglais, né en 1957. Il est notamment l’auteur de High fidelity (1995) et About a boy (1998), tous les deux adaptés au cinéma.

 

L’oeuvre

Alors que Football factory raconte les aventures d’un supporter de Chelsea constamment sous l’emprise de l’alcool et extrêmement violent, Carton jaune est nettement plus reposant : il s’attache à un supporter fanatique mais très pacifique d’un autre club de football londonien, celui d’Arsenal. Il s’agit, comme dans tous les romans de Nick Hornby, d’une oeuvre autobiographique : c’est, en fait, de son propre rapport à Arsenal que l’auteur va nous parler (de la même manière qu’il évoquait dans High fidelity, son obsession personnelle de la musique rock). A travers de brefs comptes-rendus de matchs inextricablement mêlés à la vie personnelle de l’auteur, on suit en fait la biographie de Nick Hornby mais aussi les hauts et les bas des « gunners » d’Arsenal de 1968 à 1992 ainsi que quelques matchs de l’équipe nationale anglaise. L’originalité du livre réside dans la croyance de l’auteur à l’influence de son destin sur celui de son club favori (et réciproquement) : il espère qu’une victoire d’Arsenal va lui permettre de décrocher un véritable travail ou de trouver une petite amie et il estime, parallèlement et de manière tout aussi irrationnelle, pouvoir aider son équipe à gagner en respectant un certain nombre de rituels.

 

Le rapport avec le programme de BTS

Carton jaune fait partie de la bibliographie officielle du programme de BTS. La peinture du milieu des supporters de foot londoniens est moins sombre chez Hornby que que chez John King (l’auteur de Football factory), mais elle est peut-être encore plus anecdotique. L’oeuvre nous en apprend, en fait, beaucoup plus sur les obesssions bizarres de Nick Hornby que sur le rapport des Anglais au sport professionnel : elle est assez distrayante à lire, mais pas très riche d’informations. On pourrait cependant envisager de la citer (en l’opposant éventuellement à celle de John King), dans l’épreuve d’écriture personnelle du BTS.

 

Un extrait

En de rares occasions, Nick Hornby délaisse son sujet de prédilection (Nick Hornby lui-même) et prend un peu de hauteur pour livrer à son lecteur quelques considérations d’ordre général sur l’évolution du football. On peut par exemple citer, p. 39 : « La coupe du Monde au Mexique en 1970 révolutionna la consommation du football. le foot avait toujours été un sport universel, dans le sens où le monde entier y jouait et le regardait ; mais quand le Brésil gagna la Coupe du Monde en 1962, la télévision était encore un luxe pour la plupart (et de toute manière, la technologie nécessaire pour restransmettre en direct un match disputé à l’autre bout du monde n’existait pas encore), et en 1966 les équipes sud-américaines passèrent au travers. [...] De fait, le Mundial 1970 fut la première confrontation majeure entre l’Europe et l’Amérique du Sud dont le monde entier fut témoin ».

 

Lisibilité : 12/20

Utilité :  6/20

 

Nicolas Padiou

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Philippe Delerm, « La Tranchée d’Arenberg et autres voluptés sportives », Paris, Folio, 2007, 140 p.

Vendredi 22 juillet 2011

L’auteur

Philippe Delerm est un auteur français né en 1950. Il est surtout célèbre pour son recueil de poèmes en prose La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, publié en 1997.

 

L’oeuvre

La Tranchée d’Arenberg et autres voluptés sportives est un court recueil d’une cinquantaine de textes eux-mêmes très courts (en général deux à trois pages). Le texte éponyme évoque la tranchée pavée d’Arenberg, longue de 2,5 km et qui s’apparente pour les coureurs cyclistes du Paris-Roubaix à un véritable enfer, notamment en cas de pluie. Les autres textes sont consacrés aux sports les plus divers : « Ils connaissent le film » (p. 25-27) s’attache au véritable « cinéma » des joueurs de tennis de Roland Garros en cas de balle litigieuse, « Passing-shot » décrit un coup imparable au tennis (p. 83-84), « Elles portent des noms slaves… » (p. 53-54) revient sur la technique de saut en hauteur inventée par Dick Fosbury, « Au départ d’la balle » (p. 31-32) révèle le spécialiste de l’arbitrage du hors-jeu qui existe en chaque spectateur d’un match de football, « On la tente » (p. 43-45) confronte le lecteur à la solitude du talonneur de rugby au moment de tenter une pénalité et « Quitter l’enfance » (p. 35-37) s’intéresse à un sport aussi  peu médiatique que le curling féminin.

 

Le rapport avec le programme de BTS

Le livre fait partie de la bibliographie du Bulletin officiel concernant le BTS. Il est court et écrit dans un style assez accessible. Les textes abordent des sports très différents de manière très vivante. Notons cependant que les références de Philippe Delerm sont un peu datées : la plupart des records mythiques ou des sportifs célèbres auxquels il s’attache remontent aux années 1960-1980 et risquent donc de ne pas être très évocateurs pour des lecteurs beaucoup plus jeunes. A titre d’exemple, les contestations de services douteux à Roland Garros ont pratiquement disparu depuis l’introduction de la vidéo qui permet à coup sûr de savoir si une balle est d’un côté ou de l’autre de la ligne. On peut cependant recommander la lecture de ce livre plus abordable que la plupart de ceux mentionnés par le Bulletin officiel, bien qu’il paraisse par ailleurs difficile de le citer dans l’épreuve d’écriture personnelle.

Un extrait

Un court extrait du texte intitulé « Héroïsme pendulaire », consacré à l’athlétisme (p. 33-34) : « L’un a franchi 8 mètres en longueur, un autre a couru le 400 mètres en 46 secondes, un troisième a sauté 5,40 mètres à la perche. Mais les voilà réunis à présent près de la ligne de départ du 1 500 mètres. L’ultime épreuve, le sommet du décathlon. C’est là que va se dérouler la pièce, dans la scène où ils sont tous les plus humbles, les plus faibles. Leur façon de se congratuler avant le départ installe déjà une atmosphère atypique, légèrement pagailleuse, comme si l’éthique de leur discipline effaçait les solitudes rectilignes, comme si des ondes chaleureuses pouvaient suspendre et relativiser l’idée d’un classement ».  

 

Lisibilité : 12/20

Utilité : 10/20

Nicolas Padiou

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Sport et sciences politiques

Vendredi 22 juillet 2011

Le sport constitue un enjeu économique et géopolitique de première importance. L’atelier de cartographie de Sciences po a propose à ce sujet 25 documents (cartes et diagrammes) souvent très intéressants :

http://cartographie.sciences-po.fr/index.php?q=fr%2Fnode%2F9&support=999&langue=999&echelle=999&theme=37 (dans la rubrique « thème », choisir le thème « Sports »).

« Peut-on éviter le dopage ? »

Dimanche 17 juillet 2011

« Peut-on éviter le dopage ? » : tel est le titre d’une émission de radio récemment diffusée sur France culture. Trois spécialistes (un médecin du sport, un historien du sport et le directeur du service « sports » du journal Le Monde) donnent leur avis plus ou moins fataliste à ce sujet :

http://www.franceculture.com/emission-du-grain-a-moudre-peut-on-eviter-le-dopage-2011-07-13.html

« On ne demande qu’à en rire ! »

Mardi 5 juillet 2011

Ci-dessous, un exposé de Romain Lenfant sur l’émission de France 2 « On ne demande qu’à en rire ! » qui cadre naturellement bien avec le thème « Le rire : pour quoi faire ? », suivi d’un extrait de l’émission en question qui concerne le traitement de l’actualité politique par les humoristes.

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Image de prévisualisation YouTube

Romain Lenfant

« Eclats de rire »

Dimanche 3 juillet 2011

Du 8 juin au 31 juillet 2011, le Forum des images consacre un cycle de projections au cinéma comique. Le site Internet du Forum contient plusieurs textes, une filmographie très copieuse et la vidéo d’une conférence sur le comique :

http://www.forumdesimages.fr/fdi/Cycles/Eclats-de-rire

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A noter que la bibliographie cite plusieurs ouvrages mentionnés dans la bibliographie du Bulletin officiel pour le thème « Rire : pour quoi faire ? » (notamment L’Histoire du rire et de la dérision de Georges Minois et Le Rire d’Eric Smadja) :

http://www.forumdesimages.fr/fdi/Cycles/Eclats-de-rire/Bibliographie