Stendhal, « Du rire. Essai philosophique sur un sujet difficile et autres essais », Paris, Rivages poche, [1813-1836] 2005, 180 p.

L’auteur

Stendhal (1783-1842) est un des plus célèbres auteurs français de la première moitié du XIXe siècle. Il est notamment l’auteur de Le Rouge et le Noir (1830) et de La Chartreuse de Parme (1839).

 

L’oeuvre

Stendhal s’est beaucoup intéressé au rire. D’après le volume publié par les éditions Rivages en 2005, il a fréquemment pris des notes et publié des articles sur le sujet entre 1813 et 1836. Il s’est notamment intéressé aux comédies du XVIIe siècle et aux manifestations du rire dans les différents pays européens. Il n’a cependant jamais mis au point une théorie générale du rire.

 

Le rapport avec le programme de BTS

Le texte qui donne son titre au recueil occupe les pages 79-110. C’est probablement le plus intéressant pour ce qui concerne le programme de BTS dans la mesure où il évoque de nombreuses questions soulevées par les prédécesseurs de Stendhal (Hobbes est cité à plusieurs reprises). La plupart des autres textes sont inaboutis et d’un intérêt inégal. Dans l’ensemble, la lecture des textes est compliquée par les très nombreuses références à des auteurs célèbres à l’époque de Stendhal mais tombés dans l’oubli de nos jours. Le style très allusif de l’auteur ajoute encore à la difficulté de la lecture. Il apparaît donc assez difficile de citer Stendhal dans une écriture personnelle, sauf à le mentionner comme une étape intemédiaire entre Hobbes et, par exemple, Bergson.

Un extrait

  »Plus nous avons de considération pour quelqu’un, mieux et plus vite nous comprenons les plus légères plaisanteries faites sur cette personne. Notre amour-propre, tenu en respect et comme blessé, jouit délicieusement de la vue imprévue de l’infériorité d’une personne que nous croyons supérieure à nous, ou, au moins, rivale de notre supériorité. Si cette personne est soupçonnée par nous d’affecter la supériorité, alors notre soif pour la plaisanterie redouble ; non seulement nous rions avec délices des moindres plaisanteries, mais nous arrivons à rire même de l’intention, non suivie de succès, de lui faire une plaisanterie C’est que notre imagination, réveillée par la soif de la vengeance, a entrevu la plaisanterie ». [p. 80-81]

Utilité : 5/20

Lisibilité : 5/20

Nicolas Padiou

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