Le corps des femmes selon Saint-Laurent

7 mars 2017

Saint-Laurent

La marque de luxe est actuellement critiquée pour avoir dégradé l’image des femmes dans des publicités flirtant avec les codes de la pornographie. Ce n’est pas unique dans le monde de la mode, mais c’est une tendance récurrente chez Saint-Laurent qui a souvent réduit au rôle d’objet de désir ou d’objet sexuel le corps des femmes aussi bien que des hommes (à commencer par celui du fondateur de la marque lui-même). On peut lire sur le site du Nouvel Observateur, un article revenant sur ce goût assumé pour la provocation qui conduisit aussi Saint-Laurent à employer des mannequins anorexiques.

http://o.nouvelobs.com/mode/20170306.OBS6154/yves-saint-laurent-champion-du-choc-publicitaire-depuis-1971.html

« Circulations » au 104

7 mars 2017

On pouvait voir jusqu’au 5 mars, à Paris, au 104, l’édition 2017 d’un festival annuel de la jeune photographie européenne. Nombre des jeunes photographes exposés prenaient le corps pour sujet. On peut citer Arunà Canevascini qui met en scène son propre corps nu et celui de sa mère, Kevin Faingnaert qui s’est intéressé aux superstars du catch en Belgique, Weronika Gesicka qui invente des photos impossibles paraissant pourtant vraisemblables au premier abord, Mafalda Rakos qui photographie des jeunes filles anorexiques souhaitant la disparition de leur corps… On peut aussi trouver, en consultant les archives des éditions précédentes, de très nombreuses photographies se rattachant aux thèmes au programme de l’épreuve de 2017 (c’est-à-dire le souvenir et l’extraordinaire) :

http://www.festival-circulations.com/artiste/

Canevascini

Arunà Canevascini

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Kevin Faingnaert

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Weronika Gesicka

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Mafalda Rakos

Le corps vu par un impressionniste : Frédécric Bazille au musée d’Orsay

7 mars 2017

Les collections des musées et les expositions fournissent d’innombrables exemples de l’intérêt des artistes de toutes les époques pour les corps. Dans une exposition qui se tenait jusqu’au 5 mars au musée d’Orsay, consacrée à l’impressionniste Frédéric Bazille (1841-1870), on pouvait ainsi voir de nombreux portraits, mais aussi des nus qui traduisent un nouveau rapport au corps chez les peintres de l’époque. On peut par exemple citer une Etude de nu de 1864, une très provocante Toilette de 1870 et plusieurs tableaux mettant en scène des hommes presque nus, scènes dont la dimension homo-érotique semble bizarrement avoir échappé aux contemporains du peintre (cf. notamment la Scène d’été de 1869).

Le corps vu par un impressionniste : Frédécric Bazille au musée d'Orsay dans Expositions bazille-etude-de-nu-300x115

Frédéric Bazille, « Etude de nu » (1864).

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Frédéric Bazille, « La Toilette » (1870).

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Frédéric Bazille, « Scène d’été » (1869).

Nouveau thème de culture générale : le corps

3 mars 2017

Le nouveau thème de l’épreuve de culture générale (session 2018 et 2019) a été publié au bulletin officiel. Il s’intitule « Corps naturel, corps artificiel » :

http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=113296

« Le Passager » (2011) de Jean-Christophe Granger

20 janvier 2017

Le personnage principal du thriller de Jean-Christophe Granger est un psychiatre spécialisé dans les troubles de la mémoire… En travaillant sur le cas d’un patient particulièrement intéressant, il en vient à se poser des questions sur sa propre mémoire, se demandant s’il n’est pas lui-même victime d’un trouble mémoriel affectant profondément sa personnalité. C’est pour ce psychiatre le début d’une longue quête qui le conduit sur la piste de nombreux crimes…
Comme de nombreux thrillers, ce roman très sombre est complètement invraisemblable mais procure un certain plaisir de lecture et met en scène un personnage obsédé par l’idée de retrouver ses souvenirs authentiques.

Granger

« Premier contact »

19 décembre 2016

Dans le film de science-fiction Premier contact, récemment sorti au cinéma, la mémoire n’occupe a priori pas un rôle central. Il y est question, comme son titre l’indique, du « premier contact » entre les humains et une espèce extraterrestre, apparemment bien plus développée que la nôtre. L’héroïne est une linguiste renommée, chargée de décrypter la langue des extraterrestres. Mais on s’aperçoit peu à peu au cours du film que les souvenirs et les projections dans le futur jouent un rôle déterminant dans la personnalité de cette linguiste et donc dans le dénouement de l’histoire. Ce film montre par ailleurs comment une scientifique soumise au quotidien de la vie universitaire est confrontée à des événements extraordinaires.

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Lorsque le quotidien devient extraordinaire

9 juillet 2016

Visible sur Internet, une publicité pour une voiture qui nous montre ce qui se passe « lorsque le quotidien devient extraordinaire » (devenu l’un des slogans du groupe automobile SEAT) :

http://lareclame.fr/mullenloweparis/communiques-presse/lorsque-le-quotidien-devient-extraordinaire-avec-le-a-suv-ateca-de-seat

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« Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson

15 juin 2016

Sylvain Tesson est un auteur français, né en 1972, spécialisé dans les récits de voyages. Il a publié en 2011 Dans les forêts de Sibérie. Il ne s’agit pas d’un roman mais d’un récit autobiographique évoquant une expérience extraordinaire : l’auteur a en effet passé six mois complètement isolé dans une cabane au bord du lac Baïkal, au cœur de la Sibérie. Dans le livre qui se présente comme un journal de bord de son aventure, S. Tesson évoque longuement le lac, les forêts enneigées, la météo et notamment les températures glaciales. Il explique comment il survit en coupant du bois, en pêchant sous la glace, en subvenant presque seul à l’ensemble de ses besoins. En effet, il n’est accompagné que de deux petits chiens et ne reçoit que de rares visites de ses lointains voisins russes. Il n’a que de très rares contacts avec la France mais apprend cependant que son amie profite de l’expérience pour l’abandonner. Il surmonte la déception et l’ensemble de ses difficultés en adoptant le fatalisme désespéré mais néanmoins jovial des Russes et en se réconfortant grâce aux paysages sublimes et changeants qui s’offrent chaque jour à son regard. Il recourt aussi abondamment à la réserve de cigares qu’il a emportée et consomme, seul ou accompagné de ses amis russes, de grandes quantités de vodka.

L’ensemble correspond tout à fait au thème de l’extraordinaire au programme du BTS (le livre fait d’ailleurs partie de la bibliographie du Bulletin officiel). Le livre est assez facile à lire, l’auteur alternant rapidement des considérations sur la grandeur de la nature et l’évocation très vivante de ses soucis plus quotidiens. Dans les forêts de Sibérie a par ailleurs été adapté au cinéma en 2016.

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Mémoires de la guerre d’Algérie

26 mai 2016

Valeurs actuelles a récemment lancé une pétition contre la commémoration récente par la France de la fin de la guerre d’Algérie. L’éditorialiste de cet hebdomadaire très conservateur voire franchement réactionnaire a été confronté par Alain Finkielkraut à l’historien Benjamin Stora, spécialiste de l’Algérie qui dirige la Cité de l’immigration. Alors qu’on pouvait craindre un dialogue de sourds, le débat s’avère constructif, les deux intervenants étant d’accord pour dire qu’on a pour l’instant affaire à des mémoires divergentes de ce conflit.

http://www.franceculture.fr/emissions/repliques/la-memoire-de-la-guerre-d-algerie-0

Dupont et Demba : mémoire de la Première Guerre mondiale en Afrique

26 mai 2016

Dans le cadre du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, l’émission La Fabrique de l’histoire a consacré, en 2014,  une heure à la « mémoire partagée des Tirailleurs sénégalais » s’attardant notamment sur la statue de Dupont et Demba, monument controversé érigé en 1923 à Dakar :

http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/14-centenaire-de-la-grande-guerre-44?p=0#

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